mardi 27 avril 2010

Rage, misère fatalité,
Perdre sa vie à la gagner.
On dit que quand on veut on peut.
Le courage exhausse tous les vœux.
Tristesse, malheur, ennui,
Paresse, candeur, oubli.
Une vie triste et sans lendemain,
Ainsi lui, il ne voulait plus rien.
Les ombres, le froid et la peur, 
La disparition du bonheur.
Son cœur voudrait mettre les voiles,
La nuit efface ses étoiles.

Mais en ce qui touche l'amour
Il faut espérer nullement,
On ne peut que perdre toujours
Lui, il doit éternellement
S'acharner en vain à vouloir
Mais rien jamais ne changera
Ainsi, il se laissera choir
Et souffrira à chaque pas.

Horizons funestes.

Observe les nuances du rien
Je ne t'en aimerais pas moins.

Amour, amour, printemps, espoir,
Cachant notre sombre destin
De rêves et de nuits illusoires
Marche toujours et sans fin.

Observe le soleil du jour,
Et le malheur de nos amours.

Pour ne pas hâter ton trépas
Erre parmi les hommes sains,
Regarde mais ne parle pas,
Marche toujours et en vain.

Observe la douceur du soir,
Et les larmes de nos espoirs.

Oublie nous et songe à la lune,
Suis ta folie, trouve ta joie,
Cours vers cette vie opportune :
Douce union d'un toi et d'un moi.

mercredi 21 avril 2010



Si je devais colorier les océans, j'y mettrais toutes la beauté du monde, toutes les peines, mais aussi la douceur des soupirs dans l'ombre du soir, le calme d'un instant et la fureur des marées, la folie du monde... J'y mettrais tout, et tu ne verrais rien.. car tes yeux ne sont pas accoutumés aux merveilles.


jeudi 15 avril 2010

Seul. Il était seul. Et tout le monde avait peur de lui. On s'écartait sur son passage, le regardant avec cet étrange sentiment de peur et d'envie. Retiré en lui-même et n'ayant pour seul guide que le fond de son cœur, il avançait tant bien que mal à travers les sentiers sinueux. Sous les arbres, l'ombre était trop intense, le soleil ne brillait pas. Le froid régnait et pas une présence réconfortante... Rien. Rien que la nuit infinie, le néant sans étoile, l'espoir désespérant d'un firmament qui peut-être jamais n'apparaitra. Bientôt, il mourrait comme cela et la Terre n'en serait pas plus ébranlée. Seul. Il était seul. Et après tout, on ne le remarquait pas.

Tavasz

Pourquoi, pourquoi, cette peur terrible au fond de moi ? Comme un grand vide dans mon âme. Un rien dont tout dépend. Une attente, une envie. La crainte de ne pas être à la hauteur. Et puis ses airs de petit ourson made in Haribo, vous savez les bonbons colorés, mais avec un sourire en plus. Une voie calme et posée à mettre sur un visage. Oublier tout. Souffler et envoyer valser toute l'appréhension paralysante et voguer au gré des joies du printemps qui déjà nous fait penser à l'été. Lâcher prise. Écouter les oiseaux. Se perdre dans son regard infini qui s'étend jusque dans nos rêves. Relever le défi, aller jusqu'au bout. Aimer le moment présent, sans se soucier de rien. Courir dans ses pensées. Être ailleurs tout en étant ici. Rêver de ce qu'on a pas, connaitre ce que l'on ignore. Frissonner en le voyant, se sentir libre pourtant. Marcher dans l'herbe, comme on voltige dans les airs. Ne jamais s'arrêter.

vendredi 9 avril 2010

Dans mes rêves, je crois que je crois encore au prince charmant. A celui qui te prend et t'emmène au delà des temps. Avec des regards si tendres et si doux, irrésistibles. Celui qui toque à ta porte un après-midi nuageux et qui met du bonheur dans ta vie. Celui à qui tu penses tout le temps, celui qui te manque dès qu'il s'en va. Celui qui te comprend par le biais d'un simple regard. Celui que tu connais par cœur et avec qui tu aimerais passer l'éternité.

samedi 27 mars 2010


Il me reste exactement 8 euros 16, une demie bouteille de Martini, un cinquième de bouteille de Get 27, un peu de Pisang Abon, un saladier de chips, et un bol de cacahouètes pour finir la semaine. C'est pour comme si c'était une catastrophe, c'est juste le début du bonheur.  :D

[ "Ca mousse entre toi & moi." ]

dimanche 21 mars 2010


"Il sombrait dans les ténèbres. Et au moment où il le sut, il cessa de le savoir."
[Martin Eden -Jack London]

Son monde était gris et lui, il avait les cheveux noir comme un corbeau. Elle ne voyait plus les étoiles, il ne pouvait plus sourire. Tout deux, perdus dans le désert de leurs existences. Un espace dans lequel la multitude qui les séparait ne semblait pas vouloir entrer. Seuls malgré la foule, ressassant leur misère, deux âmes ternes et accablées. Sans se parler, elles avaient compris qu'elles auraient pu mélanger leur tristesse. Mais notre jeu à nous, c'était faire croire qu'on n'avait pas compris. Seuls et sans lumière le chagrin nous dévorait.  Et plus, le silence régnait, plus le rêve se dissipait et l'affliction disparaissait..

dimanche 14 mars 2010

Fragilité. Les larmes brulent mes joues.

Ca c'est ce que je ne voulais pas. Ca c'était ce que je ne voulais surtout pas. Je suis une fille bizarre. J'en ai marre d'être triste. J'en ai marre d'être seule. Tout le monde m'abandonne. Je m'abandonne toute seule.

"Il faisait nuit encor, l'ombre régnait en vain.". 


Le temps passe et bientôt j'aurais dix-huit ans. On nous fait croire qu'à dix-huit ans on est libre, qu'a dix-huit on est grand. Qu'à dix-huit ans tout change et qu'on a plus besoin de nos parents. Moi j'aurais dix-huit, mais ça ne changera rien.  Je serais toujours aussi mal et je ne saurais pas pourquoi cette tristesse me déchire. Pourquoi j'ai tant besoin des autres, pourquoi je suis si souvent déçue. Je veux de la couleur. Mais je crois qu'il faudra se résigner à ne plus voir le monde tel qu'il est, ou du moins à s'efforcer de faire semblant.. En fait, j'ai l'impression qu'à dix-huit ans, je vais tomber et me briser comme une vulgaire poupée. Et le cauchemar sera terminé.

vendredi 12 mars 2010



J'ai oublié ma tête à Aix, mais mon cœur, lui, est resté ici.


mardi 9 mars 2010

Sentir le rien, le vide, le néant, s'étendre et s'épandre : s'éprendre de nous. Envoyer valser de travers notre cœur, contre un mur ou ailleurs, et rester droit et fier, comme si rien n'allait de travers, comme s'il n'y avait pas d'indifférence. Le monde, lui; continue de vivre et de tourner, de chavirer et de valdinguer Atteindre la spirale, se joindre au chant du monde. Je pourrais remplir mes jours et mes nuits, peupler l'univers de quelques bruits, des rêves charmants sans prétention, et employer mon existence à les rattraper. Je pourrais franchir des murailles, aller au bout du monde et découvrir ce qui me retient là, mais les déserts m'encerclent, m'entourent. A la fois bourreau et victime, je me prosterne. Mon ultime maitre : le rien.

lundi 8 mars 2010

Se perdre au creu des mots.


Remplir des pages de vert et de bleu, éclabousser les éclats de nos pensées, faire du monde un jeu.


"Je crains votre silence, et non pas vos injures ;
Et mon coeur, soulevant mille secrets témoins,
M'en dira autant plus que vous m'en direz moins."
[Andromaque - Jean Racine, IV. 5]


Il pensait avoir tout gagné et mériter sa place ici.  Il était fier de ses idées, il croyait avoir tout compris. Notre monde aurait dû tourner autour de lui ; On le savait, mais on n'en avait pas envie.