mardi 11 mai 2010

Au printemps, les fleurs éclosaient,
Les enfants couraient dans les rues,
Se précipitant vers l'été,
Car le froid avait disparu.

Et l'amour toujours, revenait
Réveiller leurs esprits fragiles,
Entrainés et passionnés
Par cette lueur qui scintille.

Quelle est cette triste folie
Qui saisit leurs corps et leurs âmes,
Et soudain leur redonne vie
En remplissant leur coeur de flammes.

Ignorants, vénérants la lune
Lorsqu'ils cherchaient dans les cours d'eau,
Ou parfois au milieu des dunes,
La perfection dans quelques mots.

S'émerveillant de chaque nuit,
Trouvant par la contemplation
D'une simple étoile qui luit,
Une source d'inspiration.

J'aurais aimé les avertir
Par un simple trait de ma plume,
Pour ne pas les anéantir,
Mais déja leurs songes s'enfument.

lundi 10 mai 2010

Le vieillard.

Un pas lourd et lent,
Une démarche saccadée,
Accompagnant la fin du jour,
Soupesant le poids des années.

De ce vieil homme fatigué,
Rien ne reste que l'abandon
De tous ses souvenirs passés,
Et l'envol du papillon...

Son présent ne scintillait plus,
Mais son corps, si faible avançait,
Sans deviner où il allait..
Les merveilles avaient disparues.

La fin, doucement le berçait.
Errant, sans but, il ira loin,
Etre, sans bien, libre de rêver,
Bientôt, il ne sera plus rien.
Je me sens bien. Je suis mentalement en vacance. Le vilain petit diable qui vient causer le trouble dans mon esprit est parti à Kuala Lumpur, je crois. Et moi je nage dans les nuages, dans mon petit océan de bonheur, en profitant de la beauté des choses. De l'unicité de chaque instant. Je respire chaque parfum, et je capte le moindre rayon de soleil. J'aime l'été. J'aime la pluie, le soir, les étoiles, la nuit. Je l'aime lui, même s'il n'existe que dans mes rêves, avec son regard profond, ses yeux immensément bleus qui reflètent les orages. Il est l'incarnation de l'idéal, de la perfection, avec son petit air, si sûr de lui. Rahhh, je craque. Je craque et m'enflamme comme une allumette, alors qu'il n'existe même pas. Alors, impatiemment, j'attends le jour ou mes rêves deviendront réalité.

dimanche 9 mai 2010

Elle était simple. Sans en faire trop ni pas assez. Elle était belle, mais ne bouleversait pas l'univers. A vrai dire, elle se contentait de ce qu'elle avait. Quelques rayons de soleil à travers une fenêtre. Des sourires et de la gentillesse. Elle subissait la vie, l'aimait quelque fois. Elle cherchait un idéal, sans savoir pourquoi.. Elle avançait tranquillement sur son chemin... Qui sait où il la mènerait ? Personne. Et personne ne s'en souciait. Le monde est égoïste. Elle aurait aimé partager, entourer ses amis d'amour. Mais personne n'en voulait. C'était une perle, brillante et satinée. Pleine de mansuétude. Mais le monde lui faisait perdre son éclat. Bientôt, elle ne vibrerait plus.

dimanche 2 mai 2010

"Etendu dans la barque, je souhaitais la mort pour la première fois. Mais aussi incapable de mourir que de vivre, je comptais sur un assassin charitable. Je regrettais qu'on ne pût mourir d'ennui, ni de peine."

Le diable au corps, Radiguet

vendredi 30 avril 2010

Prendre sa peluche dans ses bras et boire un grand verre de lait, comme quand on avait huit ans et qu'on rentrait pour regarder les dessins animés. Se plonger dans un autre monde pour fuir la réalité. Manger des petits biscuits un peu trop secs et jamais assez chocolatés. Ne plus penser à notre journée, au grand méchant garçon qui nous a poussé, à la vilaine maitresse qui n'a rien compris. Rien n'ira jamais, au moins maintenant tu le sais.

mardi 27 avril 2010

Ta magnifique réalité.

Au doux rêveur, la terre entière
Appartient tout comme la mer.
Et les vagues de ses pensées
Font écho aux mythes oubliés.
Il fait parti aussi d'un monde
Ou la terre, ni carrée, ni ronde,
Entièrement peuplée de songes,
Efface tout ce qui nous ronge.
Douceur, garde la tête en l'air,
Car ton retour parmi tes pairs
Risque de te faire oublier
Ta magnifique réalité.

Naufrage



J'avais envie d'aimer le ciel
Car il était plein de tes airs.
J'appréciai la terrifiante grèle,
L'orage sanglant sortant de terre,
La peur intense du hasard.
Fuyons, fuyons, il est trop tard.
Le monde s'effondre pour moi,
Tu ne veux plus être mon roi.

Le froid de mes larmes sur ma peau,
Le frisson de mon coeur fragile.
Je me noie dans trois gouttes d'eau
En disant adieu à mon île,
A mon bonheur inexistant,
A la beauté du firmament.
Je meurs de la vie qui s'enfuit,
Puisque rien n'existe sans lui.

Rage, misère fatalité,
Perdre sa vie à la gagner.
On dit que quand on veut on peut.
Le courage exhausse tous les vœux.
Tristesse, malheur, ennui,
Paresse, candeur, oubli.
Une vie triste et sans lendemain,
Ainsi lui, il ne voulait plus rien.
Les ombres, le froid et la peur, 
La disparition du bonheur.
Son cœur voudrait mettre les voiles,
La nuit efface ses étoiles.

Mais en ce qui touche l'amour
Il faut espérer nullement,
On ne peut que perdre toujours
Lui, il doit éternellement
S'acharner en vain à vouloir
Mais rien jamais ne changera
Ainsi, il se laissera choir
Et souffrira à chaque pas.

Horizons funestes.

Observe les nuances du rien
Je ne t'en aimerais pas moins.

Amour, amour, printemps, espoir,
Cachant notre sombre destin
De rêves et de nuits illusoires
Marche toujours et sans fin.

Observe le soleil du jour,
Et le malheur de nos amours.

Pour ne pas hâter ton trépas
Erre parmi les hommes sains,
Regarde mais ne parle pas,
Marche toujours et en vain.

Observe la douceur du soir,
Et les larmes de nos espoirs.

Oublie nous et songe à la lune,
Suis ta folie, trouve ta joie,
Cours vers cette vie opportune :
Douce union d'un toi et d'un moi.

mercredi 21 avril 2010



Si je devais colorier les océans, j'y mettrais toutes la beauté du monde, toutes les peines, mais aussi la douceur des soupirs dans l'ombre du soir, le calme d'un instant et la fureur des marées, la folie du monde... J'y mettrais tout, et tu ne verrais rien.. car tes yeux ne sont pas accoutumés aux merveilles.


jeudi 15 avril 2010

Seul. Il était seul. Et tout le monde avait peur de lui. On s'écartait sur son passage, le regardant avec cet étrange sentiment de peur et d'envie. Retiré en lui-même et n'ayant pour seul guide que le fond de son cœur, il avançait tant bien que mal à travers les sentiers sinueux. Sous les arbres, l'ombre était trop intense, le soleil ne brillait pas. Le froid régnait et pas une présence réconfortante... Rien. Rien que la nuit infinie, le néant sans étoile, l'espoir désespérant d'un firmament qui peut-être jamais n'apparaitra. Bientôt, il mourrait comme cela et la Terre n'en serait pas plus ébranlée. Seul. Il était seul. Et après tout, on ne le remarquait pas.