jeudi 9 septembre 2010


Et puis, parfois on a besoin de parler alors que tout le monde dort, que la ville est assoupie et que seule une bande de fous résiste au sommeil en s'adonnant à des pratiques jugées "illicites" par la majorité. La foule se bouscule, les visages se succèdent, se superposent, se mémorisent entre deux clignements d'œil et puis aussitôt s'oublient. Les noms sont inutiles, les mots n'existent plus car seule existe la joie d'être ensemble, tous unis autour d'un même rêve, d'un même but, celui de rester, de ne pas se perdre, et de perdurer autant qu'on le peut pour que ce moment jamais ne s'arrête. Mais toute bonne chose à une fin, car la nuit ne peut durer éternellement. Infailliblement, quelques âmes moins endurcies que les autres, ou simplement plus raisonnables, nous rappellent que le jour assurément se lèvera. Alors il faut encore faire un dernier effort pour attendre son lit ,petit nid douillé, pourtant si éloigné des lieux de débauches, autant par la distance que par l'atmosphère qui y règne. Alors couché et seul on repense aux moments passés, finis, qui ne réapparaitront plus, jamais et alors on s'endort doucement, fièrement, le sourire aux lèvres, parce que quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, on sait que l'on a raison de vivre ainsi et de profiter de chaque minuscule parcelle de notre existence.


mercredi 8 septembre 2010

Parler des gens dans leur dos, c'est mal, mais parler d'eux une fois qu'ils sont mort c'est bien ?

Ah, ouais.. Aussi, y a un truc que je comprends pas.. Un truc qui m'énerve, même... Comment ils font les gens pour écrire des choses sur d'autres gens qui ont vécu 200, 300 ou 500 ans avant eux ? Comment ils peuvent être certains qu'ils ne racontent pas n'importe quoi ? Comme si on pouvait résumer la vie d'un homme, qu'il soit poète ou bien abruti (ou encore poète ET abruti) en quelques mots sur un bouquin. Qu'est-ce qui nous dit qu'il était vraiment AMI avec machin-truc ou avec truc-bidule. Qu'est-ce qui nous dit que son voyage à tel-endroit, ou à tel-autre l'a vraiment éveillé ? Quel droit prend t-on ? La vie d'un homme lui appartient, elle n'a pas a s'étaler dans les bouquins, on n'a pas besoin de savoir quel était le caractère de Monsieur Untel, et on ne pourra jamais le savoir vraiment car pour le comprendre il faudrait avoir vécu l'intégralité de sa vie. J'ai envie de crier au scandale, au n'importe quoi général, mais vu que j'ai sans doute tort, je ne dirais rien de plus. 
J'ai l'impression que je n'écrirais jamais plus. Même si certaines images résonnent dans mon cœur et que j'aimerais les mettre en mots. La poésie, comme cette enfant à la peau sombre et au sourire magique, s'éloigne de moi, comme un souvenir qui disparait progressivement, sans tremblement et sans fracas. C'est peut-être parce que maintenant elle sourit qu'il n'y a plus rien à dire. 

"Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon."
Anna Karénine -  Léon Tolstoï


Et dans tous les cas, il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas dire.

vendredi 3 septembre 2010


Plus j'avance et plus je me rends compte que les mots ne servent à rien.
Seules comptent les actions.
‎"Triste, transi, tout terni, tout tremblant,
Sombre, songeant, sans sûre soutenance,
Dur d'esperit, dénué d'espérance,
Mélancolic, morne, marri, musant,
Pâle, perplex, peureux, pensif, pesant,
Faible, failli, foulé, fâché, forclus,
Confus, courcé." _ ♥
(Clément Marot)
"Sans prendre le temps de s'arrêter."


Ma vie, en ce moment c'est du grand n'importe quoi à l'état pur. Je suis morte, tuée, crevée, assassinée, assoiffée, noyée, mais tout va bien, tout va tellement bien. Je suis chez moi mais je n'y reste pas. Les gens sont gentils, ils sont adorables, je dirais même indispensables. Je ne sais pas où trouver l'énergie, tout est tellement intense, y a trop de choses à faire, de gens à voir. C'est toujours quand les vacances sont finies qu'on réalise qu'on aurait du en profiter encore plus. C'est comme nos vies, il faudrait les vivre à fond, pour ne pas regretter le temps perdu. C'est pour ça qu'il ne faut laisser personne dicter nos existences, elles sont trop précieuses, trop uniques.


vendredi 27 août 2010

Ces derniers temps, j'ai l'impression de m'être perdue. D'avoir erré en oubliant l'essentiel. Je n'ai pensé qu'à moi, qu'a mon petit bonheur égoïste, tombé du ciel, je ne sais trop pourquoi, ni comment. J'ai été le genre de personne que je déteste, et au contraire, j'ai admiré des personnes que je haïssais. Tout change dans la vie, on a toujours quelque chose à apprendre, un lieu à découvrir, une personne à aimer. Rien n'est jamais fini. Au fond, on est libre, on a toujours le choix, même s'il faut se battre pour l'obtenir. Et contrairement à ce que je pensais, on est jamais seul. Il y a toujours quelqu'un pour nous aider, parce que les gens ne sont pas aussi méchants que je le pensais - ils n'ont aucune raison valable de l'être -. Plus je grandis, plus je rencontre des gens formidables, et plus j'ai envie de vivre. Alors amis ?

"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles"[Oscar Wilde]

vendredi 20 août 2010

Trucages.
Truc, trac.

Crac.

Vaquer à ses occupations.
Saisir
Sa chance.

Laisser courir la chanson au gré de la pluie.
Mourir de rire sous la fontaine.

Faire des signes, des grands gestes
Pour dire enfin,
Que je suis là.
Là.
Là.
Là.
Partout où l'on ne me voit pas.

Crac.
J'ai cassé mon espoir
Sur le coin d'un trottoir endormi
Et... ça ne changera pas ma vie.

samedi 14 août 2010

Un jour, je m'achèterais des tonnes de cahiers, comme ceux qu'on avait quand on était petits et qu'on achetait par 10 + 2 gratuits au supermarché et je m'amuserais à remplir chacune de leurs pages avec mes pensées. Comme ça j'aurais pas l'impression d'avoir rien fait de ma vie, même si c'est le cas.
Encore enfant, mais plus tout à fait fragile, cette petite tête blonde voulait s'affirmer. Pour cela, il faisait le zouave, essayait par tous les moyens de se faire remarquer, de nous faire exploser de rire. Il voulait être l'homme, il voulait être le roi. Mais derrière ses yeux bleus, des océans de nuages se bousculaient, des foules de questions sans réponse, des doutes, des interrogations, pleins de je-ne-sais-quoi. Il cherchait partout les imperfections qu'il inventait parfois. Son corps changeait, mais il ne le maitrisait pas. Grandir mais pas comme il faut, pas comme il le voulait. Et souvent, lorsqu'il ne disait rien, une vague de tristesse passait sur son visage, un vent de désarroi l'ébranlait mais il ne le disait pas. De toute façon, ses auto-critiques étaient toujours erronées, pas parce qu'il était bête, loin de là. Mais il avait tort sur toute la ligne. Comment peut-on se dénigrer autant, alors que l'on est si charmant ? Comment être si adorable et ne pas s'en rendre compte ? Il était beau tout simplement, mais il ne le savait pas. Oisillon tombé du nid ayant besoin d'affection ou bien lion féroce qui n'a besoin que de liberté ? Et puis les amourettes s'en mêlaient et un jour, forcément on en vient au premier baiser.  

"Are you afraid to kiss me yet?"
C'était une anonyme, une femme quelconque portant une longue robe rouge avec un ceinture perlée et de long cheveux bruns légèrement bouclés. Elle voyageait comme n'importe quel voyageur voyage, prenant le train, avalant son café en quelques gorgées et son sandwich en quelques bouchées. Quand les heures lui semblaient trop longues elle allumait son mp3 et lentement fermait les yeux ce qui la conduisait dans des lieux tout aussi différents qu'éphémères. Parfois son portable sonnait ce qui lui offrait quelques minutes de distraction dans cette fameuse lutte, dans ce fameux voyage,  dans cette vie où elle devait continuellement se battre contre cette autre qui n'était autre qu'elle-même. De loin, on pouvait la voir écrire, des tas de mots sur un cahier. On aurait pu l'imaginer artiste ou poète. Ce que personne ne savait pourtant, c'est qu'elle jetait ses démons sur le papier et qu'elle les laissait là en espérant s'en débarrasser. Alcoholicous Anonymous. Maintenant, moi je la connais.
Les vacances passent et trépassent à une allure folle. Les jours se bousculent comme les vacanciers sur les plages. Il faut faire attention chaque jour, guetter et éviter le moindre faux-pas. Parce que sinon, attention et patatra.

Mais après tout,  on profite toujours, car une vie, il semble qu'on en a qu'une.