mercredi 3 novembre 2010
Au fond, je suis un peu semblable à ce genre de filles qui marchent avec des talons trop hauts et qui se cassent la gueule parfois, qui restent stupéfaites, qui s'en veulent, et qui remballent leur fierté pour sombrer dans la tristesse. Mais cela n'est que passager, vois-tu, parce que leur fierté reprend vite le dessus, et elles rebondissent, passent à autre chose. Y a toujours du soleil après l'orage. En tout cas, moi j'y crois, et c'est bien suffisant. :D
dimanche 31 octobre 2010
Mon cher Dieu,
Il est de plus en plus rare que je pense à toi, j'ai peut-être même oublié les paroles de tes prières, je ne sais pas, je ne sais plus. Mais je t'en supplie aide moi. Je ne sais plus comment faire. Je ne l'ai jamais su. Pourquoi tu m'as donné une famille comme ça ? Personne ne me comprend, je ne sais plus comment expliquer quoi que ce soit. Selon eux, ils font tout pour moi, mais cela ne me rend pas heureuse. Ils gâchent tout. Et tout ce qu'ils font est abîmé par leurs mots. Ils ne me comprennent pas. Ils ne cherchent même pas à le faire. Ils me reprochent tout et son contraire. Je ne serais jamais celle qu'ils voudront. Et je ne sais plus quoi faire pour aller bien, pour aller mieux, pour continuer à vivre. Je ne demandais pas grand chose, juste à rentrer chez moi. Etre tranquille pendant trois jours, rien de plus, me ressourcer loin de tout tracas et oublier, oublier, oublier tout ce qui me hante. Mais ils ne veulent pas, et je n'ai pas mon mot à dire. Ils n'ont aucun argument, mais ils ont raison. Et moi, tout ça parce que je viens après, que je suis plus jeune, mes mots n'ont aucune valeur, mes arguments comptent pour du beurre. On ne m'écoute même pas. Alors vous aurez beaux m'acheter tout ce que je demande, me cuisiner ce que j'aime, si ça ne vient pas du cœur, cela ne sert à rien, ça ne me rendra pas heureuse. Au fond, pourquoi faites vous ça ? Seulement pour vous donner bonne conscience et pas pour me faire plaisir. Et après, vous osez demander de la reconnaissance ? Mon Dieu, blâmez moi. Je suis la Faute, j'arrive là, et ce n'est pas ma place. Je sème le trouble partout, tout serait mieux sans moi. C'est moi qui ait "un problème", pas eux, ils sont parfaits, attentionnés, tellement généreux. Et moi je ne sais pas reconnaitre leurs qualités, moi, je me contente de vouloir toujours mieux. Et j'ai toujours tort, toujours. Et ça, personne ne le comprendra. Alors oui, parfois je suis heureuse. Parfois, je suis contente. Mais parfois, ça ne va plus. Et qui est là pour me relever ? J'ai tellement honte que je n'ose pas en parler. De toute façon qui me comprendrait ? Pour comprendre, il faut avoir vécu. Comment décrire l'indissible lance qui traverse mon coeur et mon être et qui me déchire de part en part. Qu'ai-je fait pour mériter cela ? Mon Dieu, je vous en supplie, aidez moi. Il n'y a plus que Vous.
vendredi 29 octobre 2010
Je me sens si seule, il fait tellement froid, le temps passe si vite. Et un jour, je parlerais de ma jeunesse comme d'une chose à moitié oubliée, datant du siècle passé.
Je me sens si misérable. Nulle part ou aller, personne à qui confier mes pensées. J'ai bien peur que les gens n'écoutent pas. Je ne veux plus croire au bonheur, je ne sais plus à quoi me raccrocher.
Je laisse mon être se délabrer progressivement, je ne fais presque plus attention au crash fatal. Adviendra ce qui adviendra.
Et un jour, on jouera avec moi comme avec un jouet cassé.
AMMJMC
Je me sens si misérable. Nulle part ou aller, personne à qui confier mes pensées. J'ai bien peur que les gens n'écoutent pas. Je ne veux plus croire au bonheur, je ne sais plus à quoi me raccrocher.
Je laisse mon être se délabrer progressivement, je ne fais presque plus attention au crash fatal. Adviendra ce qui adviendra.
Et un jour, on jouera avec moi comme avec un jouet cassé.
AMMJMC
mardi 26 octobre 2010
Il y a des soirées tellement agréables qu'on aimerait réveiller tous les gens pour leur faire partager notre bonheur.
Si seulement tu savais toutes les choses que j'aimerais te dire quand je me ballade la nuit entre les étoiles et les réverbères alors que je sens pour la première fois la route défiler sous mes pieds, alors que jette un bref coup d'œil à ta fenêtre et que dans ma profonde béatitude, je ne ressens même plus le froid. Si tu savais toutes les merveilles que je découvre pas à pas, autrement, dans cette atmosphère qui n'appartient pas au monde et qui n'est que beauté et sérénité. Je suis sure qu'une vie ne suffirait pas pour se raconter tout ce que l'on a à se dire... Mais les mots, au bout de ma plume ne coulent plus.
dimanche 24 octobre 2010
Jean RACINE, Andromaque (1667), V,I.
Où suis-je ? Qu'ai-je fait ? Que dois-je faire encore ?
Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ?
Errante, et sans dessein, je cours dans ce palais.
Ah ! Ne puis-je savoir si j'aime ou si je hais ?
Le cruel ! De quel œil il m'a congédiée !
Sans pitié, sans douleur au moins étudiée.
L'ai-je vu se troubler et me plaindre un moment ?
En ai-je pu tirer un seul gémissement ?
Muet à mes soupirs, tranquille à mes alarmes,
Semblait-il seulement qu'il eût part à mes larmes ?
Et je le plains encore ! Et, pour comble d'ennui,
Mon cœur, mon lâche cœur s'intéresse pour lui.
Je tremble au seul penser du coup qui le menace,
Et, prête à me venger, je lui fais déjà grâce.
Non, ne révoquons point l'arrêt de mon courroux :
Qu'il périsse ! Aussi bien il ne vit plus pour nous.
Le perfide triomphe et se rit de ma rage ;
Il pense voir en pleurs dissiper cet orage ;
Il croit que, toujours faible et d'un cœur incertain,
Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ?
Errante, et sans dessein, je cours dans ce palais.
Ah ! Ne puis-je savoir si j'aime ou si je hais ?
Le cruel ! De quel œil il m'a congédiée !
Sans pitié, sans douleur au moins étudiée.
L'ai-je vu se troubler et me plaindre un moment ?
En ai-je pu tirer un seul gémissement ?
Muet à mes soupirs, tranquille à mes alarmes,
Semblait-il seulement qu'il eût part à mes larmes ?
Et je le plains encore ! Et, pour comble d'ennui,
Mon cœur, mon lâche cœur s'intéresse pour lui.
Je tremble au seul penser du coup qui le menace,
Et, prête à me venger, je lui fais déjà grâce.
Non, ne révoquons point l'arrêt de mon courroux :
Qu'il périsse ! Aussi bien il ne vit plus pour nous.
Le perfide triomphe et se rit de ma rage ;
Il pense voir en pleurs dissiper cet orage ;
Il croit que, toujours faible et d'un cœur incertain,
Je parerai d'un bras les coups de l'autre main.
Il juge encor de moi par mes bontés passées.
Mais plutôt le perfide a bien d'autres pensées.
Triomphant dans le temple, il ne s'informe pas
Si l'on souhaite ailleurs sa vie ou son trépas.
Il me laisse, l'ingrat ! cet embarras funeste.
Non, non, encore un coup : laissons agir Oreste.
Qu'il meure, puisqu'enfin il a dû le prévoir,
Et puisqu'il m'a forcée enfin à le vouloir.
A le vouloir ? Hé quoi ! C'est donc moi qui l'ordonne ?
Sa mort sera l'effet de l'amour d'Hermione ?
Ce prince, dont mon cœur se faisait autrefois
Avec tant de plaisir redire les exploits,
A qui même en secret je m'étais destinée
Avant qu'on eût conclu ce fatal hyménée,
Je n'ai donc traversé tant de mers, tant d'États,
Que pour venir si loin préparer son trépas,
L'assassiner, le perdre ? Ah ! Devant qu'il expire...
Il juge encor de moi par mes bontés passées.
Mais plutôt le perfide a bien d'autres pensées.
Triomphant dans le temple, il ne s'informe pas
Si l'on souhaite ailleurs sa vie ou son trépas.
Il me laisse, l'ingrat ! cet embarras funeste.
Non, non, encore un coup : laissons agir Oreste.
Qu'il meure, puisqu'enfin il a dû le prévoir,
Et puisqu'il m'a forcée enfin à le vouloir.
A le vouloir ? Hé quoi ! C'est donc moi qui l'ordonne ?
Sa mort sera l'effet de l'amour d'Hermione ?
Ce prince, dont mon cœur se faisait autrefois
Avec tant de plaisir redire les exploits,
A qui même en secret je m'étais destinée
Avant qu'on eût conclu ce fatal hyménée,
Je n'ai donc traversé tant de mers, tant d'États,
Que pour venir si loin préparer son trépas,
L'assassiner, le perdre ? Ah ! Devant qu'il expire...
vendredi 22 octobre 2010
C'est fou tout ce à quoi on peut penser pendant un cours de latin : "Quand je serais en vacances il faudra que je range ma chambre, et mon bureau je l'enlèverais, je le mettrais à tel endroit. Là je mettrais un porte manteau... Oh et puis aussi, il me faut une jolie robe de chambre pour avoir bien chaud..Et j'irais boire un café au lait à tel endroit, et je sortirais à tel autre. Faudra que j'fasse les boutiques, que j'm'achète une écharpe en laine... De quelle couleur ? Et des nouveaux collants irisés, avec des barrettes et des bijoux. D'ailleurs, j'ai perdu mon collier violet, et le orange aussi. Mince, ils sont ou ? Décidément, il faut vraiment que je range tout ça. Et puis, j'ai oublié mon chargeur. Faudra que j'y pense en rentrant. Et puis il faudra que je fasse ça, ça, ça et ça. " Cicéron, Cicéron et ben moi, je suis à des années-lumières de lui si vous voulez savoir.
jeudi 21 octobre 2010
Il brille par son absence.
Mon lit est mon nouveau refuge. Le froid me détruit. Je ne peux plus me lever à cause de mes p'tits pieds gelés. En hiver, rien ne va. Ma collection d'écharpes et le café ne suffisent plus. Je veux du soleil, et de la pluie. Tout ce que vous voulez mais pas le froid. Pas la nuit, pas la nuit. Partir en voyage dans les pays chauds, pas ici, pas ici. M'enfouir dans mes rêves, me blottir dans ma couette si confortable, et ne plus jamais en sortir, pas avant le printemps.
J'aime pas l'hiver, voilà.
mercredi 20 octobre 2010
dimanche 17 octobre 2010
Il faudrait s'absoudre et se dissoudre dans le monde. Mettre en abîme nos sentiments abimés. Trouver l'ascèse nécessaire pour ne plus s'écraser. En fait, il faudrait atteindre la perfection dans l'ineffable pour accepter cette terrible mais si merveilleuse fiction qu'est la réalité. Seulement le temps nous manque cruellement et chaque minute nous écorche, chaque seconde nous pourfend ; il ne nous reste que la douleur délicate du désespoir élégant et le froid du chagrin rieur.
Inventaire
Petits bouts d'invention
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