samedi 21 mai 2011

Ce qui vaut pour EUX, vaut pour les autres aussi. J'en ai marre de toujours me dépenser, d'être celle qui motive tout le monde, en vain. Si échec il y a, ce n'est pas le mien.

vendredi 20 mai 2011

"Dommage"

Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi j'ai dû partir au moment précis ou le seul mec en costard de l'IPN vient s'adresser à moi ?

dimanche 15 mai 2011

Dans les rues de cette ville, tant de gens piétinent. Tout grouille, tout fourmille. Pourtant le chaos ne semble pas exister ici. Chaque mouvement est calculé, la moindre inspiration doit être réglée sur le rythme de la cité. Étrangère à ces coutumes, il me faut m'adapter, entrer dans cette danse qui anime tous les corps. Je ne compte plus mes faux-pas, cependant les gens restent imperturbables, habitués à ces erreurs, si fréquentes, de débutants déboussolés. Mais si je me trompe si souvent, c'est parce que je suis absorbée par la contemplation des merveilles qui s'étalent sous mes yeux : monuments -illustres ou méconnus, stimulant l'imaginaire- et par ses personnes, tellement semblables mais si différentes de ceux que j'ai l'habitude de côtoyer. Ici les gens sont tous pressés, ils n'ont pas le temps, le rythme leur suffit. Ils vivent au gré des bus, des trains et des métros,  ils connaissent le tempo. D'ailleurs leur vie est si ordonnée qu'elle en devient artificielle : ils se regardent, s'observent, mais ne se voient pas. Ainsi, deux inconnus, assis côte à côte ne se rendent pas compte qu'ils sont fait l'un pour l'autre. Ils ne se voient pas, ils ne font que percevoir un défilé incessant de coupes de cheveux, de ceintures et de cravates, brèves touches de couleurs dans ce monde en noir et gris. Quelques détails viennent parfois retenir l'attention de l'observateur : une trace de maquillage sur un visage tendre qui donne aux demoiselles de faux airs de petite fille sage, une chemise rose, qui choque l'œil d'autant plus qu'elle se trouve sur un torse d'homme -ce qui donne aux observatrices l'envie irrésistible de leur arracher sur le champ, sauvagement. Parfois, au milieu de tout ce bruit, quelques mots émergent : des hommes et des femmes d'affaires s'époumonent dans leur téléphone afin d'être entendus de leur locuteur invisible qui doit subir avec patience cette conversation imposée : taux de suicide, encadrement de tableaux, conseils vestimentaires, problèmes familiaux, questions, réponses, sujets divers, et parfois mots d'amour s'exposent à toutes les oreilles qui, par souci de politesse, tentent de s'en détourner en s'exposant aux notes toujours plus grésillantes des MP3 dernier cri. Si l'on ne se voit pas, on ne cherche pas non plus à s'écouter, alors on se bouscule. On se bouscule parce qu'on est pressé, parce qu'on connaît le rythme. Personne ne doit s'arrêter, il faut suivre pour survivre. Parfois, ces gens pressés,  s'accordent une pause, qu'ils subissent malgré eux : ils plongent leur nez dans les journaux et réduisent ainsi l'espace -déjà si étroit- qui leur était destiné. Ses bouts de papier, couverts de signes et de visages se retrouvent écrasés à maintes reprises, car il faut faire vite, et que cela fait parti du mouvement : il faut sacrifier ce qui est inutile sur l'autel du Dieu du Temps, qui est aussi, comme on le dit souvent, celui de l'Argent. Certaines, pour acquérir ses faveurs, cherchent à se faire voir. Au milieu de cette marée d'êtres pressés, elles passent des heures à se pomponner. Elles connaissent tous les codes de la séduction et déploient de nombreux artifices pour se démarquer. Ces infects stratagèmes -pantalons roses, bouffants, associés à des talons hauts de quinze centimètres qui blessent irréversiblement les pieds et à des micro-débardeurs moulants- rendent la vie des femmes infâme. Et pourtant, à ce que l'on dit, les plus belles d'entre elles se trouvent à la capitale.

samedi 14 mai 2011

Aller au cinéma et devenir soi-même actrice.

lundi 9 mai 2011

Aujourd'hui, je pars pour un grand voyage au pays de l'inconnu. J'irais visiter les rues où tant de personnes ont mis les pieds, j'en croiserais tellement d'autres, pressées, souriantes ou surmenées. Peu importe. Je ne  veux que m'échapper de cette bulle de verre, de cette prison dans laquelle on me retient, prisonnière. Il y a tellement de choses à voir, trop pour toutes les découvrir. Un voile de mystère restera sur chacune d'elles, mais cela vaut mieux qu'une toile opaque et stérile. En quatre jours je n'aurais pas le temps. De toute façon, on ne l'a jamais, sauf quand il est la cause de nos souffrances les plus profondes. Rechercher le bonheur, c'est livrer un combat incessant contre le temps ; le trouver, c'est être le vainqueur et le perdant de cette bataille.  On ne gagne jamais contre ce géant, mais en perdant, on obtient beaucoup.  Il faut parfois accepter de perdre sans broncher. Râler ne sert à rien, il faut agir, bâtir pour l'avenir. C'est en acceptant sa défaite que l'on peut gagner, c'est en comprenant ses erreurs que l'on peut triompher. Dans quelques heures nous seront demain, et moi, je serais au pays de l'inconnu, je respirerais des parfums étrangers, je marcherais au milieu de ces étrangers, et je serais moi-même étrangère, aussi bien à eux qu'à moi-même, et bien sur, je n'aurais pas le temps non. Car l'avoir c'est risquer de le perdre.

lundi 25 avril 2011

Lorsqu'on cherche du réconfort, on reçoit des coups. Merci.

dimanche 24 avril 2011

Établir des liens, croiser des idées, assembler des ressemblances, c'est ce pourquoi on est là.

jeudi 21 avril 2011

Et la pire des choses, c'est de savoir qu'on aurait pu faire mieux.

Je ne connaissais pas la pression des concours. Je ne pensais même pas qu'elle m'affecterait.. Et pourtant, je me suis trompée. Lamentablement. Je n'avais aucun enjeu.. J'aurais dû avoir au moins celui de ne pas avoir l'air ridicule. Je m'en veux. J'ai honte de moi. J'aurais pu faire mieux, je le sais, si j'avais cru en moi.. Mais pas trop.
Et puis d'un autre côté, c'est pas comme si on avait nos chances. Et pas comme si tout ce que l'on fait depuis deux ans n'a servi à rien, si ce n'est à se ramasser pitoyablement. J'aimerais être forte, j'aimerais me maitriser. J'aimerais avoir le courage de faire quelque chose,-enfin, je veux dire autre chose que me morfondre et m'apitoyer sur mon triste sort, en désirant plus que tout m'enfuir loin de tout cela- d'aller de l'avant, faire comme si de rien n'était. Arriver en pleine forme demain et gérer, pour une fois.

jeudi 14 avril 2011

Les grenouilles croassent, les poissons adorent.

mercredi 13 avril 2011

Elles marchent tout droit, main dans la main avec leur première histoire alors que moi j'avance au loin dans le brouillard. Je n'ai pas peur des lendemains, je ne suis pas soumise au Spleen ou au chagrin, non.. Seulement il ne se passe rien. Je suis chose inutile et lorsqu'on cherche à me prouver le contraire, je fuis me réfugier dans mon coin. Je me rends invisible. Je ne veux plus m'attacher, je ne veux plus que l'on s'attache à moi. Je veux me détacher. M'éparpiller, en mille miettes. Me disperser au gré du vent.

mardi 12 avril 2011

J'ai l'impression d'être passé dans un autre monde. Je me suis affranchie de tout ce qui pouvait me causer de la souffrance. Je ne vis plus qu'à travers les mots des autres, je ne vis plus que pour mon travail. Je suis une machine à engranger les connaissances. Je ne suis que l'exécutante, je suis déshumanisée parce que je ne ressens plus aucune joie ni aucune peine. Rien d'autre ne compte que cette quantité énorme de feuilles qui trônent sur mon bureau. Le temps est contre moi, je lutte pour le devancer, pour le dépasser. Mais rien n'y fait. Et en plus, paradoxe suprême :  il faut se ménager pour ne pas s'épuiser.

vendredi 8 avril 2011

Les couleurs s'emparent de la nuit, qui continuellement essaie de lutter contre elles. Moi j'aime passer au milieu de cette guerre, de ce spectacle, comme un observateur furtif, un peu discret et rêveur qui se laisse porter par chaque mot. La nuit est tellement plus belle que les matins gris, aigris par l'absence de soleil.


Je devrais peut-être m'acheter des croissants, ça adoucirait peut-être mon réveil, mon retour brutal à la réalité...