mercredi 28 septembre 2011

Un sourire se dessinait sur son visage. Un petit sourire, tout juste mesquin. Elle n'aurait pas souri comme cela autrefois, mais maintenant elle pouvait se le permettre. Plus rien ne la retenait de sourire. Elle avait battu ses ennemis intérieurs et n'avait plus rien à redouter. Elle pouvait jouir de chaque instant que la vie lui offrait ; chaque seconde lui paraissait d'une limpidité cristalline et le monde entier était devenu une scène de théâtre ou chaque mot possède un poids et une importance qui permettent d'échapper à la banalité et la monotonie des choses. Plus d'habitude, que des rebondissements, plus d'accoutumance mais de la nouveauté. Plus de tristesse mais de la joie et de la beauté, à chaque coin de rue. Et parfois, caché derrière un buisson, des lambeaux de poésie, qui trainent par-ci, par-là, comme si de rien n'était.

Elle aimait se balader dans les rues, sonder leur mystère, y découvrir des trésors, et les enfermer dans une petite boite dorée dont elle seule connaissait l'existence. Elle collectionnait les gens dans sa tête. Dans ses souvenirs, se dressait une vaste galerie de tableaux : hommes, femmes, enfants, tous se retrouvaient dans ses pensées. Elle leur inventait des histoires. Quelles fussent courtes ou brèves, peu importe, puisqu'elle en avait tant d'autres à inventer encore. Et, en pensant à la multitude des possibles, elle souriait encore, tendrement, et si j'ose dire un peu béatement. (Je vous épargne la comparaison qui me traverse l'esprit, elle ne ferait que dégrader mon sujet.)

samedi 17 septembre 2011

Pas assez de temps, trop chaud. Les gens me prennent pour un bouche trou. J'en ai marre. Pas le temps de respirer. Trop d'impératifs à respecter, pas de temps à soi pour souffler. Paradoxalement et inévitablement.

Connaître ses défauts.

Qui est elle ?
 Particulièrement secrète et réservée, elle semble très mystérieuse. C'est une introvertie qui tend à se poser beaucoup de questions. Cela ne va pas sans un côté inquiet et angoissé, mais peut déboucher aussi sur des intérêts philosophiques, métaphysiques ou spirituels. Il est vrai que, plus que toute autre, Amandine a le sens de l'analyse. Elle possède un certain esprit critique, susceptible de la faire s'intéresser également aux sciences exactes. Si elle ne l'emploie pas dans l'activité intellectuelle, elle est susceptible de connaître des états dépressifs, ce quiest assez logique chez une hypersensible. Élitiste, elle détermine ses choix en fonction d'affinités spirituelles ou intellectuelles. Chez elle, l'amitié est sacrée, et elle est très éloignée de la superficialité. Toutefois, elle tend à être solitaire. Son personnage est hors normes. Elle possède une très forte intuition et a souvent des pressentiments ou des prémonitions. Elle peut même être médium. Elle cherche à acquérir la sagesse. D'une timidité et d'une émotivité quasi maladives, elle est mal armée devant les difficultés de la vie. Elle fuit les affrontements et se replie sur elle-même au moindre choc. C'est sans doute pour cela qu'elle se sent attirée par des communautés qui partagent ses idéaux. Enfant, Amandine est d'une grande fragilité émotionnelle et souvent d'une vitalité amoindrie. La symbiose avec son milieu familial est nécessaire à son équilibre : une mésententeparentale pourrait avoir des effets désastreux sur son épanouissement. Rêveuse et angoissée, elle est encline à se poser très tôt des questions, auxquelles il faut toujours répondre. C'est une nature studieuse et austère qui est faite pour les études, si des blocages affectifs ou de santé ne surgissent sur sa route.

Qu'aime-t-elle ?
Amandine aime le secret, la tranquillité et est attirée fortement par les religions, l'ésotérisme ou tout sujet qui sort de l'ordinaire et vient combler son besoin de merveilleux. Sinon, elle pourrait le trouver sur des roules plus sinueuses... Sentimentalement, elle est tellement bercée de chimères et d'utopie qu'elle a beaucoup de difficultés à concrétiser son rêve d'idéal. La marginalité peut faire partie de sa vie... Aussi risque-t-elle de connaître la solitude, même s'il s'agit d'une « solitude à deux ».
 
Que fait elle ?


Il n'est pas évident de combler de telles aspirations et il est vrai que son orientation non plus n'est pas toujours des plus conformistes. Ainsi peut-elle se tourner vers des professions spécialisées ou d'avant-garde, en rapport avec les dernières techniques nouvelles (comme l'intelligence artificielle, par exemple, si elle choisit la sphère scientifique), des professions touchant à la psychologie ou à la parapsychologie, ou encore à la médecine ou à la religion..., des professions de nuit ou avec des horaires spéciaux...

vendredi 16 septembre 2011

Il faut revenir à la vraie vie, à la vie sans artifice. Ne plus s'entredéchirer virtuellement ou faire état de son insignifiante vie. Avec un peu de recul, on s'aperçoit que les gens qui étalent leurs vies aux pieds des autres ne peuvent s'attendre qu'à être écrasés. Ils ne sont rien puisqu'ils ont besoin d'autrui pour exister. Et leurs propos sont si pathétiques, inutiles, et risibles. Il faut réduire nos voyages vers ce monde fictionnel à l'essentiel, se contenter du nécessaire, et contraire se perdre dans les méandres des lectures romanesques et poétiques des textes de Rousseau, qui d'une main de génie recrée la vertu de page en page et nous fait adhérer à son idéal en nous transportant dans un monde transparent et vaporeux où la beauté et la bonté règnent.

vendredi 9 septembre 2011

Avant, nous avancions tous vers un même but.

Maintenant chacun avant tête baissée de son côté. On se perd de vue, c'est inévitable.
Et je suis la première à le vouloir..

jeudi 8 septembre 2011

Des souris et des hommes, Steinbeck

Il m'a touchée en plein coeur avec son rêve à la con. Son manque de délicatesse et son besoin d'amour.. Élever des lapins, et "vivre comme des rentiers".

samedi 3 septembre 2011

6424,31 € de CA.

mercredi 31 août 2011

Maman crie sur le chat.

Moi j'envoie des appels désespérés.
Personne ne me répond.

J'ai cette langueur au fond du coeur.
Comme...



Une tristesse indescriptible.


Je me sens seule, perdue au début de la nuit.
Sans repère.



Je m'échappe, mais toute seule.
Je n'ai besoin de personne.
Les gens sont inutiles et je les méprise.



Mais au fond, j'ai toujours besoin de leur attention.


Mon cœur continuera de sangloter tant que je n'aurais pas trouvé de réponse à cette impossible équation.


mardi 30 août 2011

Un jour on se rend compte qu'on ne peut faire confiance à personne, même pas à soi-même. Rien ne sert de faire des plans, si notre corps nous trahit au dernier moment.



J'aimerais recommencer l'été. Aller danser, vivre, courir sur la plage. J'ai eu droit à un échantillon de trois jours, un avant gout de joie, un condensé de bonheur. J'aurais aimé que cela dure. Mais voilà tout le paradoxe, si cela avait duré, cela n'aurait pas été si plaisant.

Avis aux amateurs, l'été prochain sera terrible. Ames sensibles s'abstenir.

dimanche 28 août 2011

Les jours passent mais pas le chagrin.



mardi 16 août 2011

Cette fatigue empreinte de tristesse. Quand les forces nous abandonnent et que même notre volonté ne tient qu'à un fil. J'ai besoin de quelqu'un à qui parler, besoin d'exprimer ma peine, de déballer des banalités. Et surtout, qu'on me foute la paix.

Apportez-moi un peu de soutient, au lieu de m'envoyer des coups injustes. Je suis misérable, ne l'avez-vous pas encore compris ? Alors pourquoi s'acharner sur moi? J'ai l'impression de lutter continuellement contre un ouragan. Je me débats dans la tempête, sans cesse. Je n'ai plus de souffle, plus d'espoir, mais je ne peux pas abandonner. Je n'ai même pas le courage de crier... A quoi bon de toute façon ? Ca passera..

Dans tout ce que je fais, je mets beaucoup de cœur, et chaque coup que je reçois s'enfonce profondément dans celui-ci. Il ne saigne plus, il explose. Je ne veux plus rien entendre. Chaque mot m'apporte des maux.

Je veux disparaitre, et pouvoir pleurer sans me sentir faible. Je voudrais que personne ne voie ces mots et que personne ne m'en reparle. Je veux qu'on m'oublie. Je ne veux plus exister, c'est une tache trop difficile pour moi. Je prends tout à cœur et trop sur moi.


Et surtout, SURTOUT, ne me demandez pas "Pourquoi ?".


dimanche 14 août 2011

Tristes Tropiques, Claude Levy-Strauss

"Pas plus que l’individu n’est seul dans le groupe et que chaque société n’est seule parmi les autres, l’homme n’est seul dans l’univers. Lorsque l’arc-en-ciel des cultures humaines aura fini de s’abîmer dans le vide creusé par notre fureur ; tant que nous serons là et qu’il existera un monde — cette arche ténue qui nous relie à l’inaccessible demeurera, montrant la voie inverse de celle de notre esclavage et dont, à défaut de la parcourir, la contemplation procure à l’homme l’unique faveur qu’il sache mériter : suspendre la marche, retenir l’impulsion qui l’astreint à obturer l’une après l’autre les fissures ouvertes au mur de la nécessité et à parachever son œuvre en même temps qu’il clôt sa prison ; cette faveur que toute société convoite, quels que soient ses croyances, son régime politique et son niveau de civilisation ; où elle place son loisir, son plaisir, son repos et sa liberté ; chance, vitale pour la vie, de se déprendre et qui consiste — adieu sauvages ! adieu voyages ! — pendant les brefs intervalles où notre espèce supporte d’interrompre son labeur de ruche, à saisir l’essence de ce qu’elle fut et continue d’être, en deçà de la pensée et au-delà de la société : dans la contemplation d’un minéral plus beau que toutes nos œuvres ; dans le parfum, plus savant que nos livres, respiré au creux d’un lis ; ou dans le clin d’œil alourdi de patience, de sérénité et de pardon réciproque, qu’une entente involontaire permet parfois d’échanger avec un chat."