mardi 1 mai 2012
Dire qu'un jour il me faudra quitter ce monde... La mort me parait si cruelle. Il y a tant de choses à faire, à aimer et à découvrir. Je veux vivre pour vivre.
Inventaire
Fragments d'émotion
jeudi 19 avril 2012
samedi 14 avril 2012
Je te déteste.
Je pourrais faire n'importe quoi, tu ne me verrais pas.
Et pourtant je suis là devant tes yeux, espèce de bigleux.
Tu ne te rends pas compte du mal que tu me fais.
J'ai juste envie de t'étriper.
Inventaire
Déclaration de haine
vendredi 13 avril 2012
vendredi 6 avril 2012
« Les regards sur toi se posent comme des loups.
Affamés, ils te dévorent de leurs yeux fous. »
Il la regardait, bizarrement. Cette phrase, prononcée si naturellement entre une gorgée de café et une tartine confiturée avait failli l’étouffer. Elle comprenait si bien…
Après avoir repris ses esprits : Pourquoi me dis-tu cela ?
Elle : Je ne sais pas. Je crois que je vais écrire. J’en ferais la première phrase de mon livre, les premiers mots de mon roman, le commencement de mon recueil de poésies, le début d’une éternelle tragédie.
Yeux écarquillés, voix rauque : Tu ne peux pas faire ça, tu n’as aucune idée de ce que tu fais.
Lucide : Je le sais trop bien, au contraire. Je n’ai qu’une envie. Celle de nous détruire. Tu m’as faite prisonnière de ton amour, seule l’écriture peut me délivrer de cette cage dorée. En alignant des mots, je te briserais page à pages.
Sévère : Et bien, puisqu’il est ainsi, ton livre, je ne le lirais pas.
Elle, derrière ses grands yeux bleus : Non, mais il te hantera. Tu connaitras son existence. Chaque jour tu y penseras, tu te demanderas ce qu’il contient, et tu ne le sauras pas. Ta curiosité te dévorera, mais tu ne cèderas pas. Tu es trop fier pour ça. Mon livre, que tu le lises ou non, sera ta punition, une cruelle sanction, le plus terrible des châtiments. Je l’écrirais quoi qu’il arrive, tu ne peux m’en empêcher.
D’ordinaire charmante et douce, Louise avait aujourd’hui la beauté sauvage du retour à la liberté. Ses traits sombres, fatigués contrastaient avec sa détermination. Elle reprenait enfin du poil de la bête ; elle redevenait femme. Ses cheveux blonds fades s’emmêlaient sur ses épaules. Derrière la fenêtre, la pluie tombait ; sous sa veste en laine rose pâle, un cœur meurtri battait. Pas de larme, juste de l’amertume. Elle voulait lui faire payer, lui envoyer toutes ses années dans la figure, lui montrer tout ce qu’il lui devait : sa dette était inestimable. On n’aurait jamais cru que derrière sa petite robe de flanelle rouge, si simple, se cachait une femme au caractère si fort. Maintenant, elle est capable de tout, même si elle l’ignore encore. Elle se découvre peu à peu, non plus victime sacrifiée, mais beauté fatale, impitoyable.
Ses ongles longs, félins. Son regard aiguisé, méchant. Il avait mis de la cruauté sur son visage, il était coupable de ce désastre. Elle lui rendra la vie dure, insupportable, à présent. Il ne peut plus rien y faire, c’est un changement irrévocable. Il s’est condamné à subir sa vengeance. Il aurait mieux fait de réfléchir avant de partir. Ce n’est pas parce qu’on est profondément mauvais que l’on doit pousser les autres à devenir méchant.
Elle : Parfois les soirs quand tu t’égares, moi je m’en vais et toi tu pars. J’écrirais, parce que je ne peux plus te parler. Parce que je n’ai plus rien à te dire. La nuit, les fleurs crèvent d’ennui, moi je m’en vais et toi tu fuis. J’écrirais des drames, j’écrirais nos vies. Parce qu’il n’y a rien de mieux que le chaos de nos existences pour s’affranchir du poids du jour. Je pense, à travers mes pleurs : moi je m’en vais et toi tu meurs.
La pluie coulait doucement contre le carreau. Les gouttes s’accumulaient une à une. La rage était sur le point de déborder. Des ombres s’assemblaient dans le jardin. Mouvantes, fugitives, intemporelles. Elles étaient là, présentes, spectatrices silencieuses du désastre qui se préparait sous leurs yeux. Le froid extérieur semblait préférable à la chaleur malsaine, corrosive, du foyer. Situation intenable, oppressante. Pour oublier, on aurait été content d’entendre la porte claquer, les murs trembler, le plafond s’effondrer. Casser quelque chose n’importe quoi, tout envoyer voler en éclats, faire du bruit, extérioriser la haine. Non. Rien. Juste le silence. Et le bruit morne des gouttes de pluie. Le déchirement invisible de deux êtres. L’affirmation de la solitude à deux.
Inventaire
Petits bouts d'invention
Sentir ta peau contre ma peau. Ta main dans mes cheveux. Ta bouche sur ma bouche. Ma joue contre ton dos. Ta main sur mes seins. Tes doigts sur mon épaule. Ton cœur qui bat. Mais pour une autre que moi.
Inventaire
Fragments d'émotion
vendredi 16 mars 2012
mardi 6 mars 2012
(Je déteste les gens qui vous envoie leur bonheur en plein dans la gueule, les chansons pourries, les clients chiants, les journées de merde. Je déteste la pluie et le beau temps ; je déteste étaler ma vie sur Facebook, je déteste craquer devant tout le monde. FUCK.)
Inventaire
Déclaration d'amitié
lundi 5 mars 2012
Les gens vivent, les gens meurent. On se croise aux détours d'une ruelle. On s'attend assis sur un banc. On sourit quand il fait soleil, on fait semblant d'aller bien, on a des choses à se raconter. Et puis dans l'ombre tout disparaît, les masques tombent. Et ce sont souvent ceux que l'on croit inébranlables, ceux qui nous semblent de pierre, qui ont les coeurs les plus fragiles.
Je suis surprise chaque jour.
Je suis surprise chaque jour.
Inventaire
Fragments d'émotion
mercredi 29 février 2012
Je sais que tu n'es pas à moi, mais c'est dur de se dire que tu ne m’appartiens pas.
"Et je tremble, pardonnez-moi
D'aussi franchement vous le dire,
À penser qu'un mot, un sourire
De vous est désormais ma loi,"
"Et je tremble, pardonnez-moi
D'aussi franchement vous le dire,
À penser qu'un mot, un sourire
De vous est désormais ma loi,"
Verlaine
Inventaire
Citations,
Fragments d'émotion
samedi 25 février 2012
J'aimerais te dire des millions de choses : te dire que la vie est belle, tout d'abord, parce qu'aujourd'hui je le crois. Aujourd'hui, je sais que l'on peut être heureux, et que cela vient de tous petits riens qui peuvent faire de grandes choses. J'aimerais te dire, que tu vas surmonter tout ça, que tu es beau et qu'elle est belle ; qu'un jour on oubliera tout ça. Il faudrait sortir de cette langueur, se mettre au labeur, ne pas craindre la torpeur. J'aimerais te dire, que les jours se suivent sans détours, qu'on ne peut être malheureux par amour. Tu l'auras ton bonheur, il coulera entre tes doigts, et pourtant, tu me diras que tu ne le vois pas. Tu sais, je ne sais pas. J'aimerais que tu saches tout ce que j'ai à te dire, sans avoir même à le dire. J'aimerais que tu comprennes la tendresse qui se dessine sous mes mots. Je la trace, comme cela, à grands traits fragiles, mais légèrement effacés. Mais ce qui ne se voit pas se devine et je suis sure qu'au fond de toi tu sais ce qu'il y a au fond de moi.
Inventaire
Fragments d'émotion
mercredi 15 février 2012
Je ne sais pas ce que je fais ni dans quoi je me lance. Mais j'y vais.
Même si je sais que j'aurais le coeur brisé.
J'aimerais sincèrement que tout s'arrange. Je ne sais pas trop comment ce prodige pourrait survenir. Mais s'il survenait, j'en souffrirais. Mais j'endurerais cette souffrance car je l'ai cherchée. A trop jouer avec le feu, je vais me brûler les ailes.
Même si je sais que j'aurais le coeur brisé.
J'aimerais sincèrement que tout s'arrange. Je ne sais pas trop comment ce prodige pourrait survenir. Mais s'il survenait, j'en souffrirais. Mais j'endurerais cette souffrance car je l'ai cherchée. A trop jouer avec le feu, je vais me brûler les ailes.
Inventaire
Fragments d'émotion
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