jeudi 16 avril 2015

Il y a tellement de choses que j'aimerais faire.

Voyager aux Etats-Unis, en Islande, en Finlande, Suède, Norvège, au Danemark....
Vivre à l'étranger.

Faire du sport.

 Lire des milliers de livres :
Les Fragments d'un discours amoureux de Barthes
L'insoutenable légèreté de l'être de Kundera.
Dona Tartt, Paul Auster, Gabriel Garcia Marquez...
Schiller, Hegel...

Ecouter de la musique, me forger une culture : musique classique / rock.

Connaitre les grands chefs d'oeuvre du cinéma, même s'ils sont en noir et blanc.

Parler anglais couramment.

Passer du temps avec les gens que j'aime.
Rencontrer des gens qui valent la peine.

Ne pas m'enfermer dans un quotidien ennuyeux.
Ne pas fréquenter des gens nocifs.
Sortir de la cage, déployer mes ailes et faire ce dont j'ai vraiment envie.

Ne pas céder à la facilité : télé, FB, jeux vidéo...
Ne pas faire semblant de vivre mais VIVRE.
Arrêter de remettre à plus tard.





lundi 13 avril 2015

Pour beaucoup de gens, je ne suis qu'un objet, un pion que l'on place ici ou là, à son gré, pour plus de simplicité. Un professeur, une remplaçante, un moyen de rencontrer la fille de ses rêves ou le plan cul d'un soir. Quand on m'a bien utilisé, qu'on a tiré tout ce qu'il y avait à retirer de moi, on me jette dans la fosse sans plus de ménagement, on ne se donne même pas la peine de feindre la sympathie ou la gentillesse.

Ce monde est peuplé de vautours qui guettent le moment de se disputer mon cadavre. Où est passé l'Humanité? que sont devenues les valeurs humaines ? Nous ne valons pas mieux que des machines, nous devons taire nos sentiments, et faire en sorte que les gens croient que nous sommes toujours en état de marche. Pas de pitié pour les faibles.

5 vies, 24 existences, un million de sentiments en une semaine.

Il y a des jours, il y a des nuits.
Il y a des trains et puis la pluie.
Des traces sur une vitre,
Un reflet dans un miroir.
Traces de doigts de la pénombre.
Soleil couchant sur la colline.
Rythme saccadé du train qui passe.

Il y a des jours, il y a des nuits.
Il y a des rois, et des ennuis.
Lumières multicolorant le ciel.
Notes endiablées s'échappant de la terre.
Repas luxueux, existences de prince.
Abolir la logique,
se contenter de juste vivre.

Il y a des jours, il y a des nuits,
Il y a des touts, il y a des riens.
Rencontres bonnes et parfois mauvaises.
Figures souriantes, fatigue pesante
Ame perdue qui cherche le sommeil
Chaleur étouffante,
Impossibilité de parler.
Frustration de ne pouvoir communiquer.
S'en remettre à la voix d'une autre.

Il y a des jours, il a des nuits,
Il y des tours, et c'est toujours le même refrain.
Effervescence, joie, amitié, confidences,
Incompréhension, tristesse,
Impression de n'être qu'un pion sur un échiquier,
Un cadavre dont on s'arracherait les membres.
Et au bout de la nuit, ne pas s'arrêter de danser,
rouler et puis s'enfuir, perdre pied, sombrer et puis,
mourir.

Demain est un autre jour où nous pourrons colorer les étoiles.

vendredi 27 mars 2015

Il y a des jours ou la mort parait plus attrayante que la vie.

En qui, en quoi peut avoir confiance ?

Je suis trop gentille, les gens sont trop méchants. Je ne suis pas faite pour ce monde de loups.
Les personnes vertueuses sont une race en voix d'extinction.

mardi 24 mars 2015

2015 l'année maudite.

Nous sommes à peine le 24 mars et on compte déjà un attentat à Paris, un  à Copenhague, un crash à Taiwan, un autre aujourd'hui dans les Alpes, la mort de sportifs dans la collision de deux hélicoptères en Argentine, la destruction du patrimoine culturel par les membres de l'Etat islamique, de nombreuses exécutions, la tuerie de Boko Haram au Nigéria...

Combien de morts faudra-t-il encore ?



dimanche 22 mars 2015

Essayer de ne pas se montrer inférieur à ceux que l'on méprise. Contenir sa rage, même si cela parait impossible.

jeudi 19 mars 2015

Rattraper mon retard sur la vie.

J'ai envie de musique, de lecture au soleil, d'éclats de rire, de chants, de danse, d'éclaboussements. Summer is coming.

Bad girl - Arnaud Khayadjanian's

jeudi 5 mars 2015

Les paysages hongrois font vraiment penser à notre conception de l'Europe de l'Est, celle véhiculée par les films et les livres d'Histoire. A chaque fois que j'y mets les pieds, j'ai l'impression de faire un voyage dans le passé et de me retrouver au milieu du XXe siècle, tout y est si vieux, si lent... Et ce n'est pas pour me déplaire. Les gens y sont moins pressés, plus authentiques. Sans même parler leur langue, j'ai pu comprendre le langage universel de l'amour.
Pendant mon voyage, on m'a demandé quel type de médecin je voudrais être... Un peu fatiguée, et alcoolisée, j'ai répondu "a soul doctor".Oui, un médecin de l'âme. Par là, je n'entendais pas psychiatre, comme mes interlocuteurs l'ont compris, mais quelque chose de plus profond, de plus mystique. J'aurai aimé pouvoir pousser la porte de chacun et en évacuer la peine. 

mardi 3 mars 2015

Sortir d'un long hiver de l'esprit.... un peu trop tard.
Paradoxalement, c'est en partant que j'ai pu mieux revenir.

Autriche-Hongrie, Vienne. Ski. Agrégation. 2015.

mercredi 28 janvier 2015

Le Temps, cet intrépide voyageur, passe, mais moi, je suis toujours et inlassablement moi. Depuis quelque temps, je me passionne pour le passé ou pour le dire plus exactement, pour mon passé. J'ai toujours  préféré le passé, certain et sûr, à l'avenir ; on peut connaitre le passé, on peut l'apprendre et réussir à le maîtriser. L'avenir est instable, inquiétant, il demande sans cesse de s'adapter, aux bonnes comme aux mauvaises surprises. 


 Aujourd'hui, et depuis quelques temps déjà, je m'interroge. Ai-je vieilli ? Cette interrogation m'a rendue nostalgique... Mon visage, mes dents, mon corps ne me semblaient plus familier. J'étais devenue une étrangère à moi-même, je ne me reconnaissais pas. Je ne sais à quoi est dû cela car en vérité, je n'ai pas changé. Je me reconnais toujours dans mes mots, mais je déplore que ceux-ci se fassent plus rares. Mes études de littérature ont complètement anéanti mon imagination et mes envies d'écrire : je ne suis pas à la hauteur, je le sais... Mais est-ce une raison valable pour arrêter ? Ai-je besoin d'être reconnue pour écrire ? Non. Au fond, j'ai toujours écrit pour moi même, pour avoir la satisfaction d'avoir fait quelque chose de beau, et j'entends par là, quelque chose qui me plaise à moi et à moi seule, quelque chose qui me donne l'impression de ne pas être la dernière des empotées. 


Pourquoi n'écris-je plus ? Il me semble que c'est parce que je manque de solitude. Le monde a changé. La révolution numérique a pris possession de nos vies, les écrans sont partout, nous nous perdons dans ce monde virtuel, si séduisant, dans lequel, peu importe l'heure, quelqu'un peut nous parler. Peut-être aussi, ai-je su mieux m'entourer, peut-être ne suis-je plus aussi seule que ce que je l'ai été. Peut-être ai-je moins de problème et peut-être suis-je plus heureuse ? Peut-être aussi fais-je tout pour ne plus penser, pour oublier je ne sais qui ou je ne sais quoi ? A vrai dire, je n'en sais rien et je n'en suis réduite qu'à de vaines conjectures. 


Sans transition.

J'ai revu des photos de moi, datant de 2007-2008. J'étais si jeune, si belle et je n'en avais absolument pas conscience. A cette époque-là, je doutais de moi, j'étais timide et triste. J'étais une inconnue pour la plupart des gens que je côtoyais. Intérieurement, je les détestais car ils ne s'intéressaient pas à moi, mais le problème venait de moi. Comment parler à quelqu'un qui ne dit rien ? J'étais si mal et pourtant j'avais tout pour être si bien... Un physique de rêve que je camouflais sous des pantalons trop larges et des sweat XXL pour faire oublier ma sensibilité. Maintenant, quelques années plus tard et quelques (dizaines de) kilos en plus, je me sens incomparablement mieux qu'à l'adolescence car j'ai (enfin) confiance en moi. 

Amandine restera toujours Amandine même si elle regarde parfois d'un regard mi-amusé mi-surpris certaines photos, certains écrits, relevant par-ci, par-là quelques fautes de goûts et/ou d'orthographe. Je ne me renie pas.

jeudi 15 janvier 2015

"Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n’ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d’où je puisse attirer l’attention d’un dieu : on ne m’a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l’athée. Je n’ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m’inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n’était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m’atteindrait moi-même car je suis bien certain d’une chose : le besoin de consolation que connaît l’être humain est impossible à rassasier.

En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Partout où je crois l’apercevoir dans la forêt, je tire. Souvent je n’atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d’un souffle de vent dans la cime d’un arbre, je me dépêche de m’emparer de ma victime.

Qu’ai-je alors entre mes bras ?

Puisque je suis solitaire : une femme aimée ou un compagnon de voyage malheureux. Puisque je suis poète : un arc de mots que je ressens de la joie et de l’effroi à bander. Puisque je suis prisonnier : un aperçu soudain de la liberté. Puisque je suis menacé par la mort : un animal vivant et bien chaud, un cœur qui bat de façon sarcastique. Puisque je suis menacé par la mer : un récif de granit bien dur."

(Stig Dagerman)