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dimanche 13 décembre 2015

J'ai eu une illumination, un déclic, une épiphanie... Je vois la vie sous un autre angle, beaucoup plus positif et lumineux. J'ai l'impression d'être une autre personne ou un version améliorée de moi-même. 

J'étais chenille, je suis papillon. Je suis réconciliée avec la vie, avec ma vie. Je tiens à elle et j'espère que ça durera (la vie ou le fait de tenir à elle ?). 

***

Je suis allée voter. J'ai pas su choisir entre la peste et choléra, entre Charybde et Scylla. 

J'ai voté blanc, car je me suis dit que peu importe qui était élu, je ne voulais pas prendre part au massacre.... mais d'un côté, ne pas choisir, c'est ne pas s'opposer.. En fait, je n'ai pas de solution pour être en paix avec moi-même... Le suicide peut-être? Non, le politicide ! Je tiens trop à la vie pour la leur offrir. Plutôt crever que de mourir pour eux! (Ahah. J'aimerais voir la tête du critique qui tenterait  vainement d'interpréter cette phrase en se penchant sur les nuances sémiologiques des verbes "mourir" et "crever"... Good luck mon pote.) 

Toutefois, je me battrais jusqu'au bout pour rester intègre et pour défendre les valeurs qui sont les miennes : la tolérance, le respect, l'amour. Si je devais mourir pour mes idéaux, je le ferai sans hésiter et d'autant plus aujourd'hui que je croque la vie à pleine dents. Comme le disait Albert (Camus) "une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir". Je ne veux pas qu'on me dicte ce que j'ai à faire ou à dire. Je viens de découvrir le goût de la liberté, je sais qu'il n'a pas de prix et je ne peux plus m'en passer. Je ne veux pas résister, mais m'opposer. Crier à la face du monde que je suis déchaînée et que l'ouragan, contenu pendant de nombreuses années, va maintenant exploser. Il est temps d'agir, de s'engager, de faire de ce monde ce dont on a toujours rêvé, il ne faut  pas s'asservir (La Boétie winkwink) mais s'élever.. Je ne possède rien à l'exception de ma vie et je veux qu'elle soit entièrement conforme à ma mentalité.

Stand up and Fight,  la guerre contre l'obscurantisme, l'égoïsme, la débilité profonde est déclarée. 

Et pour être encore plus explicite (au cas ou ça ne le serait déjà pas assez) : soutenir un parti extrémiste, c'est faire le jeu des terroristes. Les minorités soupçonnées, rejetées, persécutées, vont se précipiter dans leurs bras. Y a que les Français qui sont suffisamment cons pour ne pas se rendre compte de ça... on commémore l'armistice du 8 mai 1945, tous ces mécréants sont bien contents de ne pas travailler, de faire la grasse mat' en pleine semaine, mais personne ne se semble se souvenir des raisons qui ont déclenché la guerre : la crise, la montée en puissance de l'extrémisme, le repli nationaliste... Je vis en 2015 pas en 1939. Faut-il si peu de temps pour oublier ? Français, souviens-toi. L'Histoire ce n'est pas une liste de dates à apprendre par cœur, c'est un moyen d'éviter que les massacres du passé se perpétuent. 

***

Il est intéressant de constater combien les événements récents concordent avec ma vie (ou peut-être était-ce moi, qui établit ce parallèle ?). J'ai toujours été la victime du monde, je n'ai jamais été libre, on m'a toujours imposé mes choix. Ma vie n'était même plus la mienne, je la subissais, je me recroquevillais dans un coin de mon être et j'attendais que la pluie cesse de tomber.  Je vivais sous une dictature et cette époque est dé-fi-ni-ti-ve-ment révolue.  Amandine ne va plus se laisser marcher sur les pieds, elle va dire ce qu'elle pense. Après tout, il n'y a aucune honte à être honnête. 

mardi 8 décembre 2015

Avant-hier j'ai regardé Terra de Yann-Arthus Bertrand.

***

Hier, dans ma voiture, j'ai eu une révélation : "nous affaiblissons notre espèce ! nous affaiblissons notre espèce !". J'étais convaincue et révoltée : "on se précipite nous-mêmes vers notre propre perte, mais personne ne nous dit rien ! Les scientifiques se taisent ou alors les médias font tout pour que cela ne se sache pas ! Tout ça pour le profit des industries pharmaceutiques qui préfèrent nous voir vivre vieux et malades plutôt que d'être honnête et de nous laisser mourir en paix !". En partant de mon expérience personnelle -la dépression-, je me disais qu'on laissait vivre des gens qui auraient du mourir car ils n'était pas assez forts pour supporter le poids de la vie. Dans la nature, j'aurais été condamnée, tout comme cet homme au cœur déficient ou cette femme malade. Garder ces gens en vie, et leur laisser la possibilité de se reproduire, n'est-ce pas affaiblir notre génome sur le long terme ? N'est-ce pas nous affaiblir en tant qu'espèce ? Et de quel droit faisons-nous ça ? Parce que nous voulons vivre plus vieux ? Parce que nous ne voulons pas avoir mal ? Parce que nous ne supportons pas de voir des gens souffrir ? Parce que cela rapporte de l'argent ? De quel droit faisons-nous cela ? Qui nous le permet ? Dieu n'est pas descendu sur terre pour nous donner l'autorisation de le défier. Qui faut-il contacter pour dénoncer tout cela ? Il faut agir, et vite, pour que nous arrêtions de nous nuire ! 

Je suis consciente d'aller loin et d'extrapoler, mais continuons un instant si vous le voulez bien. Si l'on garde tout ces spécimens inaptes à la vie en vie, et qu'ils se reproduisent, il ne restera à terme plus aucun individu sain. L'homme du XXIIe siècle sera malade, assisté médicalement, il ne pourra plus vivre sans cachet, sans traitement et il sera d'autant plus susceptible d'être touché par les nouvelles maladies car il sera accoutumé aux médicaments. Les virus se feront de plus en plus résistanst alors que lui sera de plus en plus affaibli.... L'homo sapiens sapiens, sera un homo debilis. Un homme fragile, inapte et profondément débile. 

Oui, car en plus de trahir notre patrimoine génétique, hérité de nos ancêtres, nous trahissons aussi ce qui fait ce que nous sommes : la sapience. Nous mécanisons tout pour ne plus avoir à réfléchir et pour nous épargner physiquement : appuyer sur un bouton et regarder le travail s'effectuer tout seul est tellement plus simple. Si toute la technologie venait à disparaître et que plus personne ne savait lire un seul livre, combien de temps mettrions-nous à la réinventer ? Les tâches sont devenues tellement spécifiques, les savants tellement spécialistes, que personne ne maîtrise l'intégralité d'un sujet. Qui est capable de fabriquer le boulon, de l'insérer dans l'engrenage et de calculer les forces et l'énergie nécessaires à faire fonctionner la machine ? Nous ne réalisons plus rien seuls. Nous sommes perpétuellement assistés. Le savoir a longtemps été une arme, il nous a permis de trouver notre place dans la nature, il nous a permis de nous élever au-dessus des animaux, il a permis de gagner des guerres, il nous a permis de nous entre-tuer toujours plus cruellement et massivement. De nos jours, il faut aller toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort. Où et quand nous arrêterons-nous ?  Il est déjà trop tard.  Je n'aime pas le progrès, je n'aime pas le changement, je voudrais que tout reste tel qu'il est, mais tout va trop vite, beaucoup trop vite et nous n'avons plus le temps de penser à tout ce que nous faisons. La machine infernale est enclenchée et personne ne sait comment elle fonctionne ni comment l'arrêter car tout cela nous dépasse. Seul Dieu, s'il existait, pourrait un tant soi peu nous raisonner (car il faut être en dehors du système pour l'analyser); si son apparition ne déclenchait pas de guerre.. pour cela, il faudrait qu'il s'adresse à tout le monde, en même temps et dans toutes les langues simultanément (Dieu doit bien être capable de faire ça non ?) car personne ne croirait son prophète si jamais il venait à être entendu...

De nos jours, tout le monde peut donner son avis.Le pauvre prophète aurait bien du mal à se faire entendre et encore plus à être cru... L'information est omniprésente et plus personne ne la contrôle. Tout et son contraire peut être dit sans que l'on s'en offense. C'est la liberté d'expression après tout... Grâce à internet je peux devenir experte en tout un tas de sujets : je peux vous parler de la reproduction des cucurbitacées ou de l'évolution de la pression dans les moteurs cylindriques. Je n'y connais pourtant absolument rien. Si je le souhaite, je peux dire tout ce que je pense, je peux participer à des débats, faire valoir l'avis qui est le mien, faire couler beaucoup d'encre pour juger une loi qui ne me plait pas ou la dernière phrase du premier ministre. 

Je peux me mêler d'un tas de choses qui ne me regardent pas, j'ai la prétention de me croire intelligent parce que je crois être au-dessus de la nature et de mon voisin, je suis tellement spécialisé que je crois être un individu particulier avec des émotions qui ne sont propres qu'à moi (la preuve ? je peux inscrire mon nom sur mon pot de Nutella ou sur ma canette de Coca), je veux me sentir original car j'ai ce besoin d'être différent des autres, je veux m'affirmer et réussir, je veux gagner de l'argent et profiter de la vie,  je prends la gentillesse pour de la faiblesse et la bonté pour de la naïveté, mais la vérité c'est que j'ai oublié que "science sans conscience n'est que ruine de l'âme" (Rabelais TMTC), que je ne suis qu'une personne lambda profondément stupide, perpétuellement connectée mais terriblement déconnectée de la réalité, je ne sais pas que la vie n'a pas de prix : je suis l'homme du XXIe siècle, et je suis des milliers.

***


Aujourd'hui j'ai envie de croire qu'on va surmonter tout ça. J'ai envie de me dire qu'on est forts, qu'on est unis, qu'on essaie toujours de faire les choses pour le mieux. On traverse une crise dans notre Histoire, mais on la surmontera. On ne fait pas toujours ce qu'on devrait, c'est vrai, on pense beaucoup au profit, à l'argent, on oublie que cette terre n'est pas que la nôtre, que nous la partageons avec les animaux, avec les plantes. Oui, on a  oublié que l'homme n'était pas au centre de l'univers, nous sommes coupables d'hybris, nous voulons rivaliser avec la nature et avec Dieu.. et alors ? Qui peut nous le reprocher ? A notre place qui aurait fait autrement ? Nous attendons un signe de Dieu depuis des centaines d'années mais il préfère se taire plutôt que de venir écouter toutes nos plaintes : où était-il lorsqu'il s'agissait de régler le problème de la faim dans le monde ? le Sida ? les guerres en son honneur ? Au cours de l'Histoire, nous ne sommes pas les seuls à avoir défié le soleil (Icare s'est brulé les ailes, Promethée  a volé  le feu sacré)  et nous ne serons  sûrement pas les seuls. Dans tout ce que nous faisons, nous cherchons le profit, nous volons progresser, avancer, nous améliorer. Qui peut nous reprocher de vouloir atteindre la perfection ?  C'est le but ultime, l'accomplissement final. Au détail près, que celui-ci ne peut être atteint. La perfection n'existe pas, mais ça aussi, nous l'avons oublié. Le pire dans tout ça, c'est que nous sommes convaincus de faire le Bien : comme les colons qui voulaient christianiser les indiens, ou comme les philosophes du XVIIIe qui cherchaient à éclairer le peuple... L'Enfer est pavé de bonnes intentions comme on dit et cela n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui... En tout cas, il est stupéfiant de voir à quel point les Anciens sont indéniablement Modernes. Finalement, peut-être que nous ne progressons pas aussi vite que je le crois.. Ou alors l'Histoire est-elle vraiment cyclique ? Je ne suis pas philosophe, mai aujourd'hui, j'aimerais tellement pouvoir ressusciter Arisote et Nietzsche pour les écouter parler du monde d'aujourd'hui. Il est vraisemblable que je comprendrais rien surtout si l'un parle en grec et l'autre en allemand... 

Aujourd'hui, j'ai envie d'être optimiste, j'ai envie de croire en l'avenir, j'ai envie de croire en la vie. J'ai envie de me dire qu'un futur harmonieux est possible, j'ai envie d'aller de l'avant, j'ai envie d'aider à construire ce monde meilleur, ce monde sans préjugé, ce monde rempli d'amour auquel je pense si souvent mais qui me parait inaccessible. Cet ailleurs dont je rêve, ce pays exotique et serein, c'est demain et c'est à nous de le construire. Mais pour cela, je suis convaincue que l'homme de savoir devra se faire homme de culture. Il faudra un jour ou l'autre revenir à la terre, car "la terre elle ne ment pas" (Pétain 1940, ma gueule), elle est notre seul bien, notre seul moyen de vivre ou de survivre, elle est authentique et sincère, elle se fiche des apparences ou des préjugés, elle n'a besoin que d'eau et de soleil. 

L'homme du XXIe siècle devrait revenir à la simplicité car il ne peut plus gérer la complexité du mode de vie qu'il a lui-même imposé. Cultiver la terre de façon raisonnée et équitable et se cultiver soi-même, se nourrir de littérature, d'Histoire, de philosophie sont, selon moi, les clés qui permettront de faire de demain un monde meilleur. Peut-être que pour progresser, il suffisait de commencer par régresser. Retourner aux véritables valeurs, à la vérité. 

***

Demain, l'homme vivra en harmonie avec les animaux, il n'aura pas besoin de tablettes ou de smartphone car il sera connecté avec l'univers. Il n'aura plus besoin de parfum car il saura apprécier celui de la pluie, il n'aura plus besoin d'émission de télé car il aura cessé de se moquer de la stupidité de ces confrères et il préférera les aider. L'homme de demain sera heureux car il saura apprécier ce qu'il a à sa juste valeur, il n'aura pas besoin d'avoir plus d'argent que son voisin, il ne sera pas envieux, il ne sera pas jaloux, il sera bon pour lui et pour les autres, pour les générations à venir et pour les autres espèces. Il ne se plaindra pas de trop travailler car il fera ce qu'il aime et il aimera ce qu'il fait. L'homme du futur sera un homme meilleur car il connaîtra les travers du passé et les risques du progrès. Il aimera la simplicité et n'aura pas peur du lendemain. S'il doit mourir, de faim ou de maladie, cela est son destin et il devra s'y résigner et accepter sans flancher. Il regardera sa vie et sera heureux d'avoir vécu dans le meilleur monde possible, il remerciera ses prédécesseurs d'avoir pris soin de sa planète pour lui et il sera rassuré de savoir qu'un bel avenir attend sa descendance. 

C'est à nous, gens du XXIe siècle d'inventer le monde de demain. Je n'ai pas la prétention d'avoir la solution à tous les problèmes, mais j'essaie de trouver des réponses, j'essaie d'aller plus loin, de ne pas m'arrêter aux évidences, de ne pas me contenter de râler après le gouvernement ou après mon employeur. J'essaie, modestement, de faire de ce monde quelque chose de mieux, j'essaie de ne pas avoir peur, de ne pas flancher, de ne pas me laisser imposer mes choix par ceux qui crient le plus fort. Je ne veux pas faire partie de cette minorité de "haters" qui dicte sa loi. Je veux seulement faire comme tout le monde et donner mon avis, même si je sais que cela n'a aucun intérêt car il se perdra dans le flot d'informations, d'avis, de conseils auquel tout un chacun est exposé chaque jour. 

J'espère juste que si demain est plus beau qu'aujourd'hui, j'aurais apporté une infime part à ce grand édifice. 

***

Aujourd'hui j'ai eu une révélation : ma mère est une perverse narcissique. Elle est incapable de voir le mal qu'elle nous fait subir. Elle ne se rend pas compte qu'elle nous détruit, pour son bien. Ma mère est l'archétype de l'homo debilis. 

lundi 16 novembre 2015

Je m'étais dit que je n'écrirais plus ici, qu'il fallait que je fasse le deuil de moi-même, j'étais déterminée à m'endurcir, à grandir, à devenir autre, mais face aux événements, je ne peux rester silencieuse. Je dois rajouter ma dose d'encre à toute celle qui a déjà coulée comme le sang des morts et des blessés... J'aimerais me taire car tout le monde ne parle que de ça, tout le monde ne pense qu'à ça et moi je ne veux pas faire comme tout le monde. Je ne veux pas avoir peur, je veux résister, ne pas entrer dans le jeu de ces fous furieux, ne pas me noyer dans ce que racontent les médias, de ce que diffusent les réseaux sociaux, les politiques... Je veux vivre ma vie comme si de rien n'était, comme s'il ne s'était rien passé, mais la vérité c'est que j'ai mal à ma Patrie, j'ai mal à ma France. J'ai mal pour ces jeunes fauchés inutilement, transpercés de balles alors qu'ils buvaient tranquillement un café en terrasse, j'ai mal pour les spectateurs du Bataclan, j'ai mal pour leurs familles, pour leurs amis. J'ai mal pour toi, mon cher Pays. Les temps sont durs, mais j'ai confiance en toi, tu vas résister. Le peuple français va résister. Nous sommes Un, nous sommes Mille. Ensemble nous sommes puissants. Il nous faut faire preuve de cohésion, d'unité. Restons unis dans la joie comme dans la peine, respectons nous, peu importe nos convictions religieuses ou politiques, nos origines, notre couleur de peau. 

Vendredi, c'est tout un pays qui est mort sous le flot des balles, et c'est une véritable puissance qui va renaître de ces cendres. On ne ressuscitera pas les morts, on ne fera pas disparaître la douleur mais on tiendra bon, quoi qu'il arrive. Blessez-nous, nous deviendrons puissants. Tuez-nous, nous resterons vivants. 

Il y a peu, je citais Fight Club : "On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c’est nos vies." Je me demandais si ce n'était pas à nous de trouver notre propre guerre. La vérité, c'est qu'il n'y a pas de guerre, il n'y a que des combats. Notre combat, celui de la France et celui du monde entier est un combat de tolérance et d'amour. Telle un alchimiste qui transforme la boue en or, il faut changer la haine en amour. Il faut aimer sans frontière, éperdument et il faut le faire savoir. 

Ma France, je t'aime. Je voulais partir loin de toi, m'évader à l'étranger, prendre de la distance mais ces événements me montrent à quel point tu m'es chère. Tu es ma Patrie et je n'ai qu'une envie : que tu ailles bien, que tes citoyens soient heureux et libres, qu'ils puissent vivre leur vie comme ils l'entendent, qu'ils puissent rire, chanter et danser, se balader, être toujours ivres de joie, de bonheur et de volupté. Ma France, tu es belle et on ne peut pas te détruire. Je suis désolée pour ce que l'on te fait endurer car quelque part je me sens un peu coupable, mais je sais que tu sauras trouver la force de te relever. Au cours de l'Histoire, tu as subi tant de chocs et tu as toujours su te relever. Tu en subiras beaucoup d'autres, et j'espère que tu arriveras à tenir sans t'effondrer. Ma France tu es fissurée mais je crois en toi et en chacun de tes citoyens. Même ébranlés, je crois en nous, je crois en moi. Nous nous battrons jusqu'au bout contre la haine, la bêtise, l'inculture, l'intolérance, l'obscurantisme et nous y répondrons par la meilleure des armes : l'amour.  Aimons-nous, aimons-les, aimons toujours et sans distinction. 

Merci ma France de nous laisser la possibilité d'être qui nous sommes, tous si différents mais en même temps si semblables.. Je te souhaite beaucoup de courage pour affronter ses dures épreuves et je sais que tu triompheras. 


vendredi 6 novembre 2015

C'est pas moi qui vais mal, c'est le monde qui est malade.

mercredi 24 juin 2015

Qui sera le Voltaire du XXIe siècle ? Qui s'élèvera contre les médias et l'obscurantisme ? Qui viendra éclairer le peuple éblouit par la bêtise, les préjugés et l'ignorance ? A l'heure de l'information de masse, la vérité semble avoir disparue, dissimulée sous une couche de mensonges et par le nouveau décolleté de Nabilla.

jeudi 7 mai 2015

Que pouvons-nous faire pour améliorer le XXIe siècle ?

Je n'ai pas la prétention d'apporter une réponse à cette question, j'en serais bien incapable, moi qui n'aime pas le changement. Par là, je veux dire que je n'aime pas me débarrasser des choses. Je n'arrive pas à supporter la perte d'un objet qui m'est cher. Je suis matérialiste et très attachée à la valeur sentimentale. Mes objets définissent mon identité, ils font partie de moi, et ils sont ma vie. Quand ils se détériorent, se cassent ou se perdent, j'en suis profondément bouleversée. Fermons la parenthèse et continuons : je ne suis pas pour le changement, mais je suis contre la détérioration. Au fond, je suis profondément conservatrice...

Peut-être faut-il que j'étoffe mon commentaire précédent . Hier, je suis allée au Mucem et j'ai été profondément choquée par l'importance du nombre d'écrans présents dans les salles du musée. L'image est partout, mouvante, bruyante. Est-il nécessaire d'aller au musée pour regarder la télé ? Evidemment, ces films sont bien choisis, ils sont bien faits, je n'ai rien à leur reprocher, si ce n'est qu'ils ne m'apprennent pas grand chose et me rendent passive. L'omniprésence des écrans est angoissante, ne pouvons-nous passer pendant une après-midi de notre smart-phone ? de notre télé ? de notre ordi ? Sommes-nous incapables d'apprécier les moments vécus si nous ne les partageons pas sur FB ou sur Twitter ? Et au fond, qui intéressent-ils ? Les infos passent si vite et sont si vite oubliées. A quoi cela sert-il ? A créer un tourbillon d'informations qui pour la plupart ne nous concernent pas mais dont nous devons être au courant. Nous croulons sous les faits divers et sous les photos, dans cet océan sans fin, notre moi se noie. On croit être différent, individuel, unique, mais au final, nous ne sommes tous que des pions auxquels on tente de faire oublier la dure/belle/sensuelle réalité. Sommes-nous encore capable de sortir de la caverne de Platon et de regarder le monde réel plutôt que des images ? des simulacres ? ou nous enfoncerons-nous toujours plus loin dans l'obscurité ? Nous avons tous les outils pour accéder à la lumière, mais nous vivons dans une époque obscurantiste. 

A Vienne, et j'imagine qu'ailleurs aussi, il y a des écrans dans le métro... En général, il y a un métro toutes les cinq minutes, même pas. Le client moyen attend ainsi deux minutes en moyenne. Est-il nécessaire de combler ces deux minutes par des images ? Ne peut-on pas le laisser seulement penser ? s'ennuyer ? attendre ? Est-ce que quelqu'un s'est demandé si cela rendrait le client plus heureux d'avoir un écran en face de son nez ? qui lui diffuse de la publicité non-stop ? Qui a pris cette décision ? Pourquoi ? Pour faire des économies car diffuser des clips revient moins cher que des payer des gens pour placarder des publicités sur les murs ? 

Bref, vous l'avez compris, je suis contre la société-écran, et je veux sortir de la caverne pour voir les nuages, les vrais nuages.

mercredi 6 mai 2015

"J'aime les nuages... " et je suis contre la civilisation-écran et les oeuvres-néant.

lundi 13 avril 2015

Pour beaucoup de gens, je ne suis qu'un objet, un pion que l'on place ici ou là, à son gré, pour plus de simplicité. Un professeur, une remplaçante, un moyen de rencontrer la fille de ses rêves ou le plan cul d'un soir. Quand on m'a bien utilisé, qu'on a tiré tout ce qu'il y avait à retirer de moi, on me jette dans la fosse sans plus de ménagement, on ne se donne même pas la peine de feindre la sympathie ou la gentillesse.

Ce monde est peuplé de vautours qui guettent le moment de se disputer mon cadavre. Où est passé l'Humanité? que sont devenues les valeurs humaines ? Nous ne valons pas mieux que des machines, nous devons taire nos sentiments, et faire en sorte que les gens croient que nous sommes toujours en état de marche. Pas de pitié pour les faibles.

vendredi 27 mars 2015

Il y a des jours ou la mort parait plus attrayante que la vie.

En qui, en quoi peut avoir confiance ?

Je suis trop gentille, les gens sont trop méchants. Je ne suis pas faite pour ce monde de loups.
Les personnes vertueuses sont une race en voix d'extinction.

mardi 24 mars 2015

2015 l'année maudite.

Nous sommes à peine le 24 mars et on compte déjà un attentat à Paris, un  à Copenhague, un crash à Taiwan, un autre aujourd'hui dans les Alpes, la mort de sportifs dans la collision de deux hélicoptères en Argentine, la destruction du patrimoine culturel par les membres de l'Etat islamique, de nombreuses exécutions, la tuerie de Boko Haram au Nigéria...

Combien de morts faudra-t-il encore ?



jeudi 5 mars 2015

Pendant mon voyage, on m'a demandé quel type de médecin je voudrais être... Un peu fatiguée, et alcoolisée, j'ai répondu "a soul doctor".Oui, un médecin de l'âme. Par là, je n'entendais pas psychiatre, comme mes interlocuteurs l'ont compris, mais quelque chose de plus profond, de plus mystique. J'aurai aimé pouvoir pousser la porte de chacun et en évacuer la peine. 

mercredi 28 janvier 2015

Le Temps, cet intrépide voyageur, passe, mais moi, je suis toujours et inlassablement moi. Depuis quelque temps, je me passionne pour le passé ou pour le dire plus exactement, pour mon passé. J'ai toujours  préféré le passé, certain et sûr, à l'avenir ; on peut connaitre le passé, on peut l'apprendre et réussir à le maîtriser. L'avenir est instable, inquiétant, il demande sans cesse de s'adapter, aux bonnes comme aux mauvaises surprises. 


 Aujourd'hui, et depuis quelques temps déjà, je m'interroge. Ai-je vieilli ? Cette interrogation m'a rendue nostalgique... Mon visage, mes dents, mon corps ne me semblaient plus familier. J'étais devenue une étrangère à moi-même, je ne me reconnaissais pas. Je ne sais à quoi est dû cela car en vérité, je n'ai pas changé. Je me reconnais toujours dans mes mots, mais je déplore que ceux-ci se fassent plus rares. Mes études de littérature ont complètement anéanti mon imagination et mes envies d'écrire : je ne suis pas à la hauteur, je le sais... Mais est-ce une raison valable pour arrêter ? Ai-je besoin d'être reconnue pour écrire ? Non. Au fond, j'ai toujours écrit pour moi même, pour avoir la satisfaction d'avoir fait quelque chose de beau, et j'entends par là, quelque chose qui me plaise à moi et à moi seule, quelque chose qui me donne l'impression de ne pas être la dernière des empotées. 


Pourquoi n'écris-je plus ? Il me semble que c'est parce que je manque de solitude. Le monde a changé. La révolution numérique a pris possession de nos vies, les écrans sont partout, nous nous perdons dans ce monde virtuel, si séduisant, dans lequel, peu importe l'heure, quelqu'un peut nous parler. Peut-être aussi, ai-je su mieux m'entourer, peut-être ne suis-je plus aussi seule que ce que je l'ai été. Peut-être ai-je moins de problème et peut-être suis-je plus heureuse ? Peut-être aussi fais-je tout pour ne plus penser, pour oublier je ne sais qui ou je ne sais quoi ? A vrai dire, je n'en sais rien et je n'en suis réduite qu'à de vaines conjectures. 


Sans transition.

J'ai revu des photos de moi, datant de 2007-2008. J'étais si jeune, si belle et je n'en avais absolument pas conscience. A cette époque-là, je doutais de moi, j'étais timide et triste. J'étais une inconnue pour la plupart des gens que je côtoyais. Intérieurement, je les détestais car ils ne s'intéressaient pas à moi, mais le problème venait de moi. Comment parler à quelqu'un qui ne dit rien ? J'étais si mal et pourtant j'avais tout pour être si bien... Un physique de rêve que je camouflais sous des pantalons trop larges et des sweat XXL pour faire oublier ma sensibilité. Maintenant, quelques années plus tard et quelques (dizaines de) kilos en plus, je me sens incomparablement mieux qu'à l'adolescence car j'ai (enfin) confiance en moi. 

Amandine restera toujours Amandine même si elle regarde parfois d'un regard mi-amusé mi-surpris certaines photos, certains écrits, relevant par-ci, par-là quelques fautes de goûts et/ou d'orthographe. Je ne me renie pas.

samedi 20 décembre 2014

Faut-il parler ? Faut-il se taire?

Je comprends tellement l'expression : "il ne me reste que mes yeux pour pleurer".

Ce que je veux ne peut pas s'acheter. Ce que je veux est inaccessible. Ce que je veux est impossible. Personne ne m'aime. C'est comme si je n'existais pas. Et je ne sais plus quoi faire pour qu'on m'aime et qu'on me donne l'impression d'exister.

Le Temps passe et on sera bientôt à la fin de nos vies. Le Temps passe et nous passons notre temps à le perdre.

Quel est l'intérêt de cette vie ? Attendre seule la mort pendant des heures et des heures ? Quel est l'intérêt de cette vie si on ne peut rien partager ? Si personne ne montre d'intérêt pour notre personne. Un cri qui résonne éternellement dans le silence. Aucune main, aucune épaule. Le froid qui dure depuis des années.

Parfois j'ai "l'impression de vivre" mais ce n'est qu'une impression.

La solitude est ma meilleure amie. C'est aussi ma pire ennemie....

lundi 1 décembre 2014

Ce n'est pas moi qui vieillit mais la société qui rajeunit.

mercredi 26 mars 2014

Comment vit-on ? S'agit-il de vivre ou de survivre ?

L'amitié pure, désintéressée n'existe pas. Il s'agit juste d'une illusion. Chacun cherche son propre profit, veut se faire valoir, veut montrer l'étendu de sa culture, de son humour de sa sympathie, veut raconter sa vie, ses anecdotes, s'épancher, trouver une épaule sur laquelle pleurer en cas de besoin. L'amitié permet de venir à bout des besoins aussi bien physiques que moraux. On ne peut faire confiance à personne, même pas à soi-même. Le réel est décevant.

J'avais renoncé à l'Amour. Il faut maintenant abandonner l'amitié.
Je ne veux plus rien avoir, de peur d'avoir quelque chose à perdre.


Spleen serait une bonne marque de mouchoirs.

jeudi 9 janvier 2014

BEFORE SUNRISE <3 p="">
Voyager, s'évader, rêver. Une journée pour tout réinventer, tout redécouvrir.
J'aimerais tellement que tout soit comme avant... Simple, moins stressant. Une vie peuplée d'instants de bonheur. Pas d'internet, de téléphone, ni de tablette. Aujourd'hui l'autre est omniprésent mais on ne le connait plus vraiment. Il n'y en a que pour soi. On n'écoute même plus son propre coeur. 

mercredi 11 septembre 2013

Ce n'est pas la fin du monde, mais la fin d'un monde.

mardi 25 septembre 2012

Je suis suffisamment intelligente pour me rendre compte que je ne le suis pas assez.

samedi 21 juillet 2012

Se remettre en question, ça ne fait pas de mal.

Les chants religieux me font penser à des chants militaires. Quand on croit, on est souvent prêt à faire la guerre. Tuer pour ses croyances, quelles balivernes. On devrait inventer les guerres d'amour, les guerres de paix.