"Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n’ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d’où je puisse attirer l’attention d’un dieu : on ne m’a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l’athée. Je n’ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m’inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n’était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m’atteindrait moi-même car je suis bien certain d’une chose : le besoin de consolation que connaît l’être humain est impossible à rassasier.
En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Partout où je crois l’apercevoir dans la forêt, je tire. Souvent je n’atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d’un souffle de vent dans la cime d’un arbre, je me dépêche de m’emparer de ma victime.
Qu’ai-je alors entre mes bras ?
Puisque je suis solitaire : une femme aimée ou un compagnon de voyage malheureux. Puisque je suis poète : un arc de mots que je ressens de la joie et de l’effroi à bander. Puisque je suis prisonnier : un aperçu soudain de la liberté. Puisque je suis menacé par la mort : un animal vivant et bien chaud, un cœur qui bat de façon sarcastique. Puisque je suis menacé par la mer : un récif de granit bien dur."
(Stig Dagerman)
jeudi 15 janvier 2015
mardi 23 décembre 2014
Toi mon amie, ma confidente, celle à qui je racontais tout, mes joies comme mes peines. Toi que j'écoutais te plaindre de ton copain, puis de ton ex. Toi qui me demandais des conseils. Toi qui critiquais les gens et qui me faisait rire. Toi qui m'a fait découvrir des séries. Toi avec qui je faisais les magasins. Toi qui achetais tout le temps les mêmes choses que moi, car même si nous étions fondamentalement différentes nous avions les mêmes goûts. Toi mon amie, ma confidente, oui je t'en veux. Tu pourrais crever, je ne ferais pas un pas vers toi.
I'm done, sale égoïste.
Je me sens délaissée de tous. J'ai un copain qui ne m'écrit jamais. Une meilleure amie invisible. Les seuls gens qui viennent me voir cherchent à baiser.
Inventaire
Déclaration de haine
“Men always say that as the defining compliment, don’t they? She’s a cool girl. Being the Cool Girl means I am a hot, brilliant, funny woman who adores football, poker, dirty jokes, and burping, who plays video games, drinks cheap beer, loves threesomes and anal sex, and jams hot dogs and hamburgers into her mouth like she’s hosting the world’s biggest culinary gang bang while somehow maintaining a size 2, because Cool Girls are above all hot. Hot and understanding. Cool Girls never get angry; they only smile in a chagrined, loving manner and let their men do whatever they want. Go ahead, shit on me, I don’t mind, I’m the Cool Girl.
Men actually think this girl exists. Maybe they’re fooled because so many women are willing to pretend to be this girl. For a long time Cool Girl offended me. I used to see men – friends, coworkers, strangers – giddy over these awful pretender women, and I’d want to sit these men down and calmly say: You are not dating a woman, you are dating a woman who has watched too many movies written by socially awkward men who’d like to believe that this kind of woman exists and might kiss them. I’d want to grab the poor guy by his lapels or messenger bag and say: The bitch doesn’t really love chili dogs that much – no one loves chili dogs that much! And the Cool Girls are even more pathetic: They’re not even pretending to be the woman they want to be, they’re pretending to be the woman a man wants them to be. Oh, and if you’re not a Cool Girl, I beg you not to believe that your man doesn’t want the Cool Girl. It may be a slightly different version – maybe he’s a vegetarian, so Cool Girl loves seitan and is great with dogs; or maybe he’s a hipster artist, so Cool Girl is a tattooed, bespectacled nerd who loves comics. There are variations to the window dressing, but believe me, he wants Cool Girl, who is basically the girl who likes every fucking thing he likes and doesn’t ever complain. (How do you know you’re not Cool Girl? Because he says things like: “I like strong women.” If he says that to you, he will at some point fuck someone else. Because “I like strong women” is code for “I hate strong women.”)”
GONE GIRL.
samedi 20 décembre 2014
Faut-il parler ? Faut-il se taire?
Je comprends tellement l'expression : "il ne me reste que mes yeux pour pleurer".
Ce que je veux ne peut pas s'acheter. Ce que je veux est inaccessible. Ce que je veux est impossible. Personne ne m'aime. C'est comme si je n'existais pas. Et je ne sais plus quoi faire pour qu'on m'aime et qu'on me donne l'impression d'exister.
Le Temps passe et on sera bientôt à la fin de nos vies. Le Temps passe et nous passons notre temps à le perdre.
Quel est l'intérêt de cette vie ? Attendre seule la mort pendant des heures et des heures ? Quel est l'intérêt de cette vie si on ne peut rien partager ? Si personne ne montre d'intérêt pour notre personne. Un cri qui résonne éternellement dans le silence. Aucune main, aucune épaule. Le froid qui dure depuis des années.
Parfois j'ai "l'impression de vivre" mais ce n'est qu'une impression.
La solitude est ma meilleure amie. C'est aussi ma pire ennemie....
Je comprends tellement l'expression : "il ne me reste que mes yeux pour pleurer".
Ce que je veux ne peut pas s'acheter. Ce que je veux est inaccessible. Ce que je veux est impossible. Personne ne m'aime. C'est comme si je n'existais pas. Et je ne sais plus quoi faire pour qu'on m'aime et qu'on me donne l'impression d'exister.
Le Temps passe et on sera bientôt à la fin de nos vies. Le Temps passe et nous passons notre temps à le perdre.
Quel est l'intérêt de cette vie ? Attendre seule la mort pendant des heures et des heures ? Quel est l'intérêt de cette vie si on ne peut rien partager ? Si personne ne montre d'intérêt pour notre personne. Un cri qui résonne éternellement dans le silence. Aucune main, aucune épaule. Le froid qui dure depuis des années.
Parfois j'ai "l'impression de vivre" mais ce n'est qu'une impression.
La solitude est ma meilleure amie. C'est aussi ma pire ennemie....
Inventaire
Fragments d'émotion,
Prise de conscience philosophique
lundi 1 décembre 2014
Ce n'est pas moi qui vieillit mais la société qui rajeunit.
Inventaire
Prise de conscience philosophique
dimanche 19 octobre 2014
Etre la spectatrice muette de ma propre déchéance.
Inventaire
Fragments d'émotion,
Petits bouts d'invention
lundi 4 août 2014
mardi 15 juillet 2014
Il fait gris dans ma nuit. Trop de pluie dans la suie.
Inventaire
Fragments d'émotion,
Petits bouts d'invention
Les jours passent si vite qu'un jour en se réveillant on se rend compte que l'on est déjà vieux....
A smile can change everything. But I'm the Moonlight Shadow.
Le silence, la nuit, le vide. Avant c'était toi qui remplissait ma vie. Même ton absence comblait le vide de mon existence. The emptyness of my life... Je mettais tant d'énergie à t'aimer, mais tu ne le savais pas. Toutes mes pensées, toutes mes actions étaient pour toi. You made me complete, and now i'm just a half. Tu as pris avec toi mon énergie et ma joie de vivre. A vrai dire, tu ne les as pas réellement prises puisque tu ignorais ce que j'éprouvais pour toi, disons plutôt qu'elles se sont perdues dans le néant, confondues avec les étoiles. J'avais mis tellement de temps à passer à autre chose, quand je t'ai vu, c'était une évidence, j'étais enfin guérie. Pour une fois, je croyais à l'amour, le vrai. Mais cela n'a pas duré, et voilà qu'il me faut replonger dans l'abîme... Encore combien de mois vais-je naviguer ? Combien de fois vais-je encore me tromper ? Peu importe, j'ai au moins une certitude : je suis capable d'aimer... même si cela fait très mal.
"Qu'on ne vienne pas me parler de la lune, il n'y a pas de lune dans ma nuit, et si cela m'arrive de parler des étoiles, c'est par mégarde." (Beckett, Molloy).
A smile can change everything. But I'm the Moonlight Shadow.
Le silence, la nuit, le vide. Avant c'était toi qui remplissait ma vie. Même ton absence comblait le vide de mon existence. The emptyness of my life... Je mettais tant d'énergie à t'aimer, mais tu ne le savais pas. Toutes mes pensées, toutes mes actions étaient pour toi. You made me complete, and now i'm just a half. Tu as pris avec toi mon énergie et ma joie de vivre. A vrai dire, tu ne les as pas réellement prises puisque tu ignorais ce que j'éprouvais pour toi, disons plutôt qu'elles se sont perdues dans le néant, confondues avec les étoiles. J'avais mis tellement de temps à passer à autre chose, quand je t'ai vu, c'était une évidence, j'étais enfin guérie. Pour une fois, je croyais à l'amour, le vrai. Mais cela n'a pas duré, et voilà qu'il me faut replonger dans l'abîme... Encore combien de mois vais-je naviguer ? Combien de fois vais-je encore me tromper ? Peu importe, j'ai au moins une certitude : je suis capable d'aimer... même si cela fait très mal.
"Qu'on ne vienne pas me parler de la lune, il n'y a pas de lune dans ma nuit, et si cela m'arrive de parler des étoiles, c'est par mégarde." (Beckett, Molloy).
Inventaire
Citations,
Fragments d'émotion,
Petits bouts d'invention
jeudi 10 juillet 2014
Voilà, j'y suis. Le moment tant attendu. Le but ultime. Le rêve que l'on effleure toujours sans jamais le caresser, j'y suis. Je l'ai réalisé. Peut-on dire pour autant que j'ai réussi ma vie ? Je ne sais pas... Dans tous les cas, une chose est certaine, je ne dois cette réussite qu'à moi-même et c'est déjà une grande fierté.
Peut-être m'étais-je faite une montagne de pas grand chose ? La victoire me parait si facile, qu'il n'est pas question de parler de gloire... "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire".
Peut-être m'étais-je faite une montagne de pas grand chose ? La victoire me parait si facile, qu'il n'est pas question de parler de gloire... "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire".
Inventaire
Citations,
Fragments d'émotion
mardi 24 juin 2014
Mal-être. Malaise. Chaleur.
Tic-tac, tic-tac. Tic, tic, tac.
Quelque chose qui se déglingue.
La soif les couleurs les heures se mélangent
Arc-en-ciel Muse
Prie pour moi
Pluie pluie pluie
S'il te plait épargne moi
Douleur lourde écrasante
Infini
L'attente est un supplice
Les aiguilles de l'horloge égrainent mon cadavre
Des lambeaux de chairs
Mes organes suffoquent
J'étouffe
Pitié abrégez la torture
Peut-être demain.
Tic-tac, tic-tac. Tic, tic, tac.
Quelque chose qui se déglingue.
La soif les couleurs les heures se mélangent
Arc-en-ciel Muse
Prie pour moi
Pluie pluie pluie
S'il te plait épargne moi
Douleur lourde écrasante
Infini
L'attente est un supplice
Les aiguilles de l'horloge égrainent mon cadavre
Des lambeaux de chairs
Mes organes suffoquent
J'étouffe
Pitié abrégez la torture
Peut-être demain.
Inventaire
Petits bouts d'invention
lundi 23 juin 2014
Est-ce parce que le bonheur est indicible que
je n'écris pas ? Peut-être n'y a-t-il pas de mot assez beau, assez somptueux
pour dire le bonheur, la volupté, l'allégresse. Rares sont les auteurs qui y
parviennent. L'écriture se focalise toujours sur un moment de crise. Le
bonheur, ne peut se lire qu'entre les lignes, comme ici, chez Stendhal : "Qui
pourra décrire l'excès du bonheur de Julien? celui de Mathilde fut presque
égal." "Mais il est plus sage de supprimer la
description d'un tel degré d'égarement et de félicité." Le bonheur n'est qu'esquissé. Il est difficile d'écrire le bonheur, car chacun le vit à sa façon. Et pire que cela, chaque bonheur est unique. Chaque seconde est différente de la suivante. Comment représenter quelque chose d'aussi changeant que la vie ?
Ou alors
peut-être est-ce, tout simplement, parce que chacun veut profiter de son bonheur pleinement,
entièrement, sans en perdre une seule seconde ? Sans prendre le temps de l'écrire. Ecrire le bonheur, c'est déjà le perdre un peu, le laisser s'envoler et en parler déjà avec nostalgie.
J'ai longtemps admiré les auteurs qui excellent dans la peinture des désordres de l'âme, dans l'évocation de la détresse, de la souffrance intérieure. Aujourd'hui, j'admets que cela est facile (mais non pas évident), et j'admire d'autant plus les auteurs qui suscitent le rire, délicat et subtil.
De toute façon, la vie est faite de contrastes. On aime aujourd'hui ce que l'on détestera demain et l'on ignore encore ce qui nous passionnera dans quelques années. Lorsque l'on se retourne vers le passé, on se rend compte de tout notre parcours. En tant qu'Humain et en tant qu'Homme. La vie est faite d'affrontements, de querelles, de guerres. La flamme s'oppose à l'écume, le jour à la nuit, les antithèses fleurissent dans nos vies ; notre "moi" est perpétuellement en guerre avec lui-même, c'est ce qui en fait la richesse et la beauté.
***
Les auteurs ne sont pas maitres de leurs oeuvres
mais ils le sont encore moins de leur vie. Que ce serait-il passé si Racine et Molière n'avaient pas rencontré
Louis XIV ? Auraient-ils écrit ? Seraient-ils restés dans l'ombre ? Ou bien
n'auraient-ils rien écrit ? Pas de Malade Imaginaire, pas d'Iphigénie.
Aucune ligne des Précieuses ridicules, ni d'Andromaque. Que de
gâchis!
Combien de grands talents ignore-t-on
aujourd'hui ? tout simplement parce que la société n'a pas valorisé leur génie
? Combien de talents s'ignorent eux-mêmes de nos jours, vivant dans l'ignorance de leurs propres capacités
?
***
Faut-il revenir sur les mois passés ? Dans mon
dernier post, je parlais de solitude. Il est grisant de constater à quel point
la situation a changé. Tout d'un coup, la vie s'est accélérée, le monde s'est
mis à tourner à mille à l'heure, tel un tourbillon endiablé : fête, soirée,
amitié, rencontres, musique, amour. Tout est allé si vite que je n'ai pas pu
éviter le mur quand il m'est tombé dessus.
Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie vivante.
Inventaire
Citations,
Réflexions littéraires
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